« C’est connu, le Québec est énergique. Et cette énergie nous voulons vous la transmettre… et la partager. Nous vous l’offrons donc, «gratuitement! »
Imaginons simplement l’impact d’une telle publicité! — Hydro-Québec vend actuellement son énergie éolienne 0,04 $ le kilowattheure aux grandes entreprises, alors qu’il lui coûte plus de 0,10 $. À première vue, cela semble un non-sens. N’étant pas un expert du domaine énergétique, il ne m’appartient pas d’approuver ici la politique d’achat d’Hydro-Québec.
Cela dit, face aux surplus d’énergie de cette dernière, il me semble justifié d’utiliser cette force pour contrecarrer les effets de ce qui semble, à première vue, une faiblesse ou un non-sens.
Ainsi, ne peut-on pas tirer profit de cette situation m’apparaissant profitable pour attirer des industries et créer des emplois? Par exemple, pourquoi Hydro-Québec et le nouveau gouvernement ne pourraient-ils pas, à certaines conditions tout à fait légitimes, offrir gratuitement notre énergie hydroélectrique pendant X nombres d’années aux entreprises qui s’engageraient à produire et transformer tous leurs produits, ici même, au Québec? — À première vue, cela semble aussi un non-sens. — La venue de ces entreprises et leurs engagements respectifs seraient-ils plus profitables au Québec que les pertes encourues actuellement par Hydro-Québec et leurs coûts défrayés par les Québécois?
Personnellement, je crois que oui. Dans un contexte mondial où l’énergie électrique prend une importance prépondérante, il m’apparaît que cet argument est, à lui seul, un attrait suffisamment puissant pour intéresser une clientèle diversifiée et d’envergure. Et vous?
Marcellin C. Després
Saint-Cyrille-de-L’Islet

