C’est quoi ce bruit-là ? C’est un voleur ! Je vais chercher mon arme. Oui, c’est un voleur. Ça ne peut pas être ma blonde elle est couchée dans son lit. Même si j’ai passé devant la porte (de sa chambre) deux fois et que je n’ai pas vérifié, ça ne peut pas être elle ! C’est un voleur, c’est sûr ! BANG ! BANG ! BANG ! BANG ! Le bruit sourd d’un corps s’écroule sur le plancher. Il ouvre la porte de la chambre de bain.
HORREUR ! – Ma chérie ! Oh, ma chérie, réveille-toi ! Réveille-toi ! Ça ne se peut pas, je croyais que c’était un voleur Reeva ! Kalisss ! Réveille-toi Reeva ! Qu’est-ce que je fais maintenant ? J’appelle l’Hôpital, non, j’appelle la police ? Non, je l’apporte moi-même à l’Hôpital ! Non, à la police ! …
Sans vouloir ou non prétendre en la culpabilité du Sud-Africain Oscar Pistorius j’apporte l’argument de sa défense pour illustrer ce qui guette les Américains dans leur propre défense tous azimuts du droit de porter des armes à feu. On tire d’abord. On vérifie ensuite. Voilà le danger qui guette les Américains bien intentionnés qui s’arment de plus en plus en croyant se protéger, car ils oublient que ce simplisme psychologique se traduit exactement de la même façon chez les malfrats et les truands de toutes natures. Sachant que les propriétaires de la plupart des foyers et des endroits publiques se protègent et s’arment de plus en plus, malades mentaux, vauriens et bandits tireront d’abord. Puis, s’ils le peuvent, ils vérifieront si la ou les personnes qu’ils ont tirées sont tout à fait inoffensives avant de poursuivre leur méfait. Nous y voyons là que le danger des armes à feu est avant tout dans la tête de tous et de chacun. Et, ce n’est pas non plus un quelconque registre qui freinera ce genre de défaillance. Sinon, expliquez-moi la thèse de la défense de M. Pistorius.
Marcellin C. Després
Saint-Cyrille-de-L’Islet
