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Place aux lecteurs: L’Église, au carrefour des changements

On m’a appris que le Christ avait agi selon la mentalité et les moeurs de son époque et de son peuple, qu’il avait contesté les abus, accueilli les enfants, les femmes, les pauvres, les abusés du système.

On raconte qu’il s’en prenait aux gens de pouvoir, les politiciens et grands prêtres qui interprétaient la loi à leur avantage et au détriment des plus humbles voire des femmes aussi.

Je n’ai pas lu que le Christ dépréciait la femme, la considérait comme créature de second niveau. Je n’ai pas lu qu’il exigeait le célibat pour qui voulait devenir son messager, son disciple.

Je n’ai pas lu qu’il obligeait les rites et cérémonies pour prier son Père, ni les ornements dorés ni les vases garnis de pierres précieuses….J’ai plutôt la conviction qu’il favorisait la « simplicité volontaire ».

L’élection du pape François est-elle le signe que nous sommes arrivés au carrefour et que les changements de comportements, règles et mentalités s’imposent ?

On applaudit son message de fraternité, d’humilité, de simplicité, de respect du petit et du pauvre. On applaudit le fait que ses gestes soient concordants. Pensons à l’expression : « Les bottines suivent les babines ».

Il est grand temps, je pense, de plus de simplicité, d’authenticité, de respect de la seule loi chrétienne qui tienne : l’AMOUR.

Il est temps de revoir les règles que l’Église, les Hommes de l’Église, ont imposées : garder la femme dans un rôle subalterne de servante, refuser au prêtre le droit d’aimer ouvertement une femme et de l’épouser, ce refus institutionnel laissant penser que la femme est source de mal et d’empêchement de vivre le message évangélique. Les Églises protestantes ont fait ces choix et je ne pense pas qu’elles soient condamnées à « rôtir » en enfer.

Bref, comme le dit la chanson : c’est le début d’un temps nouveau. Espérons-le !

André Drapeau
Saint-Roch-des-Aulnaies