Extraits commentés d’une lettre adressée à Pauline Marois le 28 janvier 2013
« La fermeture du CHSLD nous a été imposée sans appel possible alors qu’il n’y a jamais eu de consultation populaire dans ce dossier… ils ont prétendu qu’il s’agissait d’un rafiot alors qu’en fait il s’agit d’un joyau, au dire même d’une conseillère de l’Office des Personnes handicapées du Québec… Ensuite le CSSSK a tenté de défendre sa décision… en prétextant qu’il y avait trop de lits en CHSLD pour la population du Kamouraska. La vérité est que les deux autres CHSLD du Kamouraska sont pleins à craquer et que Thérèse Martin constitue un tampon nécessaire compte tenu des besoins à venir qui selon les projections officielles iront croissant. » (Dans une étude datant de 2011 l’AQESS prévoyait un manque de lit en CHSLD dans la province dès 2012, lequel atteindrait 7 124 lits d’ici 2017. Dès lors, sans le consentement populaire, la fonction publique du réseau santé québécois décide unilatéralement la fermeture de Thérèse Martin et le virage vers la théorie des soins à domicile.)
« Dans le but d’accélérer le processus de fermeture de Thérèse Martin, au cours de l’automne (2012), le CSSSK a commencé à transférer des usagers… vers les deux autres CHSLD du Kamouraska. … en violation flagrante des droits et libertés, ainsi que de la dignité des usagers! … même si dans les cas cités plus haut, personne n’a été tué, chacun sait que les atteintes psychologiques ne sont jamais sans conséquence, surtout pour un être humain démuni et fragilisé par la maladie. » (Il s’agissait alors de madame A, de feu monsieur B 69 ans et de madame C).
« … la haute fonction publique du réseau santé a le pouvoir absolu et le fondement de sa discrimination est l’autonomie. De sorte qu’un québécois en perte d’autonomie ou non autonome est moins humain qu’un québécois en pleine possession de ses moyens. On peut donc lui ravir sa dignité et faire de lui ce que l’on veut. … Cet état de fait représente une dérive extrêmement dangereuse pour notre société. … Conséquemment, … il est clair que le CSSSK a perdu toute légitimité comme intervenant auprès de nos aînés en perte d’autonomie… ».
« Au Québec, nous sommes sensés vivre dans une démocratie représentative, c’est-à-dire un régime politique dans lequel le peuple est souverain et exprime sa souveraineté en acheminant ses revendications par l’entremise de représentants élus. Dans la haute fonction publique du réseau santé, il n’y a pas d’élu! Ce ne sont que des employés de l’état. Nos employés! Or, il semble que nos employés se soient emparés de l’autorité souveraine du peuple, c’est-à-dire la nôtre, et ils exercent ce pouvoir avec notre argent! … Imaginez quelle ironie prodigieuse ce serait que de voir le Québec devenir un état souverain en Amérique alors que ses citoyens ne sont plus souverains chez eux. »
Le CHSLD Thérèse Martin de Rivière-Ouelle ne doit pas fermer, car l’intégrité de notre tissu social en dépend! Tout de suite un moratoire!
Dr. Jacques Grandmaison, Ph.D. microbiologiste
La Pocatière
