Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
C’est possiblement ce que le PQ s’est dit en proposant la Charte des droits et libertés des personnes et de la laïcité de l’État. À trop vouloir courir de lièvres, on risque de n’en attraper aucun.
Il me semble clair que l’objectif qui ferait consensus est celui de la laïcité de l’État c.-à-d. établir la neutralité religieuse de l’État en établissant que les employés de l’État doivent, en tout temps quand ils sont en fonction, s’abstenir de s’identifier à l’une ou l’autre des croyances religieuses et encore moins de faire une quelconque promotion de leur foi.
Ailleurs, dans leur vie privée ou familiale, libre à ces personnes d’agir selon leurs convictions.
Quant à la notion d’égalité homme-femme, en respect des valeurs québécoises et de la charte des droits et libertés de la personne, il s’agirait de quelques précisions à cette charte des droits et libertés de la personne qui puissent aussi faire consensus.
Mais, en politique, tous les partis confondus, il faut faire compliqué pour engourdir l’intelligence des électeurs.
Un gouvernement, et, c’est écrit dans les lois, devrait agir « en bon père de famille » en assurant les services essentiels : la santé, l’éducation, la sécurité… et créer une harmonie nationale (familiale) où chaque membre est respecté. Il suffit donc d’établir des balises comme la laïcité de l’État. Le respect des libertés est nécessaire pour que chacun reçoive son dû et soit appelé à participer au mieux-être de tous.
Bref, le ministre Drainville devrait s’en tenir à une Charte de la laïcité de l’État québécois.
André Drapeau
Saint-Roch-des-Aulnaies.

