LA POCATIÈRE – Situé à La Pocatière, le Centre d’expertise en production ovine du Québec (CEPOQ) a accru sa présence dans les autres provinces canadiennes au cours de la dernière année. Pour sa directrice générale, Hélène Méthot, ce mouvement devrait se poursuivre en 2012.
Depuis 15 ans, le CEPOQ œuvre essentiellement dans les secteurs de la recherche, de la génétique, de la santé et de la vulgarisation et du transfert technologique. Ce centre provincial est devenu un réel outil permettant l’accroissement de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises ovines québécoises.
Au fil des ans, différents projets de recherches et de transfert technologique ont été complétés. « Le CEPOQ est aussi responsable du programme d’amélioration génétique GenOvis », souligne madame Méthot.
Services-conseils
Depuis 2007, le CEPOQ offre des services-conseils aux producteurs ovins de la province. Pour ce faire, une équipe de huit conseillers OVIPRO sont répartis dans les différentes régions.
Hélène Méthot note que le Centre travaille beaucoup en partenariats avec des chercheurs, notamment de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université Laval, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de l’Université de Guelph.
De plus, souligne madame Méthot, Agriculture Canada et le MAPAQ financent divers projets de recherche à travers leurs différents programmes.

Photo: Maurice Gagnon
Photopériode
Madame Méthot rappelle que le CÉPOQ a développé une expertise en photopériode, une méthode qui permet de recréer les conditions automnales en modifiant les périodes d’éclairages et d’obtenir des agnelages sur une base annuelle.
Cette expertise a été développée conjointement avec l’équipe de François Castonguay et de son étudiante à la maîtrise, Johanne Cameron, qui fait maintenant partie de l’équipe du Centre. Le CEPOQ compte environ 25 employés : agronomes, vétérinaire, biologiste.
Rapprochements
C’est à la suite d’une visite de décideurs de l’Ontario, en janvier 2011, que le CEPOQ a créé des rapprochements avec cette province. Cela a permis des ouvertures ailleurs au Canada, souligne la directrice générale. « Notre organisation est unique au Canada », dit madame Méthot.
Le CEPOQ reçoit des invitations pour faire des conférences dans les autres provinces, explique madame Méthot. De plus, une cinquantaine de producteurs ovins de l’Ontario sont sur le programme génétique GenOvis. On en compte maintenant 25 en Nouvelle-Écosse. « En 2012, on s’attend à ce que les autres provinces reçoivent du financement pour profiter des services du CEPOQ », dit Hélène Méthot.
Revenus additionnels
Selon madame Méthot, cette percée dans d’autres provinces apporte des revenus additionnels qui facilitent le développement d’autres services. L’objectif est d’ailleurs d’accroître la part de revenus provenant d’une offre de services hors Québec.
Parmi les projets majeurs en cours, le CEPOQ attend le financement pour la phase deux d’un projet sur la condition neurologique chez le mouton. « Si nos hypothèses sont vérifiées, ce projet pourrait être une primeur scientifique mondiale », a conclu Hélène Méthot.
