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Une attaque frontale aux chômeurs, à l’emploi et à l’économie de nos régions

SAINT-PASCAL – C’est avec colère qu’Action chômage Kamouraska de Saint-Pascal a pris connaissance des modifications annoncées au régime d’assurance-emploi, le 24 mai dernier. Des mesures et une attitude jugées dégradantes par l’organisme.

Ce dernier s’oppose vivement à l’abolition des projets pilotes en assurance emploi qui permettaient notamment de prolonger de cinq semaines la période de prestation. « Cette mesure est une attaque en règle envers tous les travailleurs saisonniers », de déclarer Vincent Couture, président de l’organisme.

Néanmoins, ce qui est le plus révoltant, selon le président, ce sont les nouvelles mesures concernant les chômeurs dits « prestataires fréquents » : un travailleur qui a trop eu recours à des prestations d’assurance-emploi selon le gouvernement sera forcé d’accepter un emploi convenable.

« Pour le gouvernement conservateur, un emploi convenable, ça veut dire qu’un travailleur qui gagne 14,14$ de l’heure devra accepter un emploi au salaire minimum, se trouvant jusqu’à une heure de chez lui, c’est révoltant et ça ne tient aucunement compte des réalités de nos régions », de poursuivre monsieur Couture.

L’organisme est outré de constater le mépris qu’affichent certains ministres envers les gens qui travaillent très fort pour faire vivre les industries saisonnières et qui en morte saison n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’assurance emploi. Les propos révoltants du ministre acadien Bernard Valcourt ont fait déborder le vase. Lorsqu’il a déclaré qu’« il faut s’assurer que l’assurance emploi ne soit pas un coussin sur lequel on s’assit pendant des mois, à l’année longue, année après année (…) Ces gens-là, qui souvent, il y en a peu, aiment mieux prendre leur bleu pour aller à la chasse qu’aller travailler ».

Action Chômage Kamouraska mentionne que le ministre Valcourt a oublié la réalité de la région d’où il vient, dont l’économie est, elle aussi, redevable des emplois saisonniers.

« La composition de notre économie fait en sorte que nous avons besoin des travailleurs saisonniers pour répondre aux besoins régionaux ainsi qu’aux besoins de l’ensemble des Québécois. Des mesures transitoires qui tenaient compte de cette réalité étaient en place depuis des années. La réalité n’a pas changé, pourtant les conservateurs, majoritaires, ont décidé d’abolir les mesures transitoires et d’adopter des dispositions répressives », assure le président d’Action chômage Kamouraska.

Action chômage Kamouraska compte plus de 570 membres individuels et corporatifs répartis dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de Chaudière-Appalaches.