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Une pétition de 9 117 signatures remise à Jean D’Amour

RIVIÈRE-DU-LOUP – Le Carrefour des 50 ans et plus de l’Est du Québec rencontrait Jean D’Amour lundi matin à son bureau de député de Rivière-du-Loup afin de lui soumettre une pétition de 9 117 signatures pour qu’il la dépose à l’Assemblée nationale.

La pétition demande au gouvernement de prendre des mesures urgentes afin qu’il n’y ait plus d’attente au Québec pour les 6 000 citoyens qui doivent être placés dans un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD).

« Je la reçois, je l’inscris et la dépose cette semaine » s’est empressé de dire le député, D’Amour, acquiesçant à la demande des représentants de l’organisme.

Pour le directeur général René Paquette et ses pairs, il serait à propos que le gouvernement québécois s’inspire de la gestion remarquable de l’Agence de Santé du Bas-Saint-Laurent qui affiche une liste d’attente d’à peine 50 noms sur une capacité d’accueil de 1 150 places en CHSLD au Bas-Saint-Laurent. La plupart de ces personnes sont en attente, en moyenne, pendant une période maximale de deux à quatre semaines et reçoivent dans cet intervalle des soins appropriés du réseau de la santé.

Une délégation de cinq personnes du Carrefour composée du président Yves Michaud, accompagné de Jean-Guy Pelletier, Rose-Hélène Bouffard, Richard Rancourt et René Paquette, a remis la pétition au député D’Amour. L’organisme en a profité pour transmettre certaines revendications qui ont déjà été présentées à plusieurs reprises depuis 2000 et qui n’ont pas reçu une écoute très attentive.

Revendications

L’instauration d’un régime universel d’assurance médicament impliquant l’abolition des régimes privés compte parmi ces revendications. « Nous désirons porter à l’attention du gouvernement une étude de l’Université Carleton, publiée en août 2010, qui conclut qu’un tel régime au pays réduirait le coût des médicaments de 42 % », souligne M. Paquette.

Rendre non imposable la prestation de décès de 2 500 $ du Régime des rentes du Québec en est une autre de taille. « Plusieurs conjoints aînés survivants voient le montant du supplément de revenu garanti diminuer en encaissant cette prestation », ajoute-t-il.

D’autre part, le Carrefour demande au gouvernement québécois que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) défraye les coûts engendrés par la Société de l’assurance automobile qui exige, à de nombreux aînés, des formulaires médicaux complétés et signés par un médecin. Les coûts peuvent varier de 25 $ à 75 $ selon le cas, ce qui est significatif pour les aînés à faible revenu.

Enfin, le Carrefour appuie l’Association des propriétaires fonciers du Québec dans ses démarches qui visent à limiter les hausses de taxes foncières municipales à l’indice du coût de la vie comme c’est le cas dans d’autres provinces canadiennes. Des aînés sont parfois contraints de vendre leur maison qu’ils habitent depuis de nombreuses années parce qu’ils ne peuvent plus assumer les hausses des taxes foncières excessives.

En plus du dépôt de la pétition par Jean D’Amour à l’Assemblée nationale, le Carrefour fait parvenir des lettres au premier ministre Jean Charest, Marguerite Blais, ministre des Aînés, Yves Bolduc, ministre de la Santé, et Raymond Bachand, ministre des Finances. Le Carrefour des 50 ans et plus de l’Est du Québec compte 33 000 membres et un réseau de 155 clubs affiliés dans l’Est du Québec.

Par Hugues Albert ; Infodimanche.com