Nous, les administratrices et administrateurs de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud, avons été très déçus du déroulement de l’étude de la résolution de l’UPA du futur au Congrès général de décembre dernier. Chacun de nous y a éprouvé de l’amertume et ressent aujourd’hui, un profond malaise vis-à-vis nos productrices, producteurs et membres de la relève.
Il faut préciser que le projet de l’UPA du futur divise notre région en regroupant une partie des producteurs avec le Bas-Saint-Laurent et l’autre avec la nouvelle Chaudière-Appalaches. Ce, à quoi nos productrices et producteurs ont dit non à 95 % lors des premières consultations qui ont eu lieu en mars 2010, puis non également à l’unanimité à l’assemblée générale annuelle de la Fédération régionale, avant même que ce projet en arrive à sa dernière version. Certains sont venus aussi le rappeler en novembre, aux représentants de l’UPA lors d’une rencontre avec le conseil d’administration.
Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs tenu à se rendre au Congrès général pour manifester leur désaccord et ainsi, appuyer les délégués de la Côte-du-Sud dans nos revendications. On peut comprendre l’importance des débats à huit clos pour des enjeux majeurs, mais pas de là à faire attendre plus de deux heures, debout dans un corridor, les producteurs et productrices qui s’étaient déplacés. Les délibérations ont commencé plus tard qu’il était prévu au programme initial, laissant très peu de temps aux discussions et reportant la majorité des éléments de la résolution du projet de l’UPA du futur au lendemain. Ce projet, considéré primordial depuis plus de deux ans, voire fondamental pour notre organisation, a été banalisé en le traitant à la toute fin du congrès comme un sujet divers.
Nous demeurons toujours en réflexion quant à l’avenir de l’entité de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud. Nous avons convenu, à notre dernière réunion tenue le 21 janvier, de réaliser une tournée de consultation auprès de tous nos productrices et producteurs en tenant des assemblées spéciales dans nos sept syndicats de base. Ceux qui seront présents auront alors à se prononcer sur les actions à poser.
Le conseil d’administration de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud ne baisse pas les bras. Il a encore le souci de répondre aux attentes des producteurs et continue de défendre le territoire de la Côte-du-Sud. Il espère que les administrateurs des autres régions puissent démontrer une plus grande écoute et surtout, être plus ouverts à trouver des solutions gagnantes pour tous.
Soixante ans d’histoire de syndicalisme et d’appartenance, ça compte!
Les administratrices et administrateurs
de la Fédération de l’UPA de la Côte-du-Sud
