La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) vient d’autoriser le transport de 16 vieux transformateurs de vapeur radioactifs, des Grands Lacs jusqu’à Halifax pour ensuite choir dans une banlieue de Stockholm.
Et ce, sans consultation des Québécois.
Les eaux du Fleuve « appartiennent » au fédéral et il le fait voir malgré et envers le Québec. Il se fout de nous. Si ce transport radioactif devait produire une catastrophe sur le Fleuve, quels sont les moyens envisagés pour y remédier? Qui en paierait la note, l’Ontario?
Ce prix physique, écologique, socioéconomique, psychologique, voire en vies humaines, c’est le Québec qui écoperait? Que dirait l’Ontario si le Québec décidait unilatéralement de transiter ses déchets nucléaires de Gentilly vers le Manitoba?
Mais ici, ce n’est pas pareil! Ici, malgré nous, nous faisons la guerre en Afghanistan malgré les coûts économiques et en vies humaines. Ici, malgré les coups de force des commandites, du Labrador, du développement hydroélectrique de Terre-Neuve et des provinces de l’Est, nous plions l’échine.
Il en fut de même lors de l’érection d’un pont de deux milliards $ entre deux provinces de l’Est alors qu’on ne peut obtenir quelques millions pour l’entretien du Pont de Québec, merveille mondiale dont le fédéral s’est débarrassé.
Ailleurs, certaines régions se réjouissent d’élire des ineptes en mal de visibilité comme représentants, lesquels torpillent notre langue ou bafouent l’ensemble de nos valeurs. Face aux dangereux évangélistes et aux interminables débats stériles qui influencent nos politiques et nos vies, nous restons muets comme des… vers. ─ Les exemples foisonnent!
En se taisant et en éludant ces réalités, une portion importante de Québécois cautionne et supporte des décisions insolites qui vont à l’encontre de nous tous. Puis, ils chialent et s’en remettent aux autres pour dénoncer ou revendiquer ouvertement, fermement. Pitoyable constat! ─ Bref!
Nous sommes tous un peu coupables de cette indolence, de cette indifférence et complaisante apathie, fermant ainsi les yeux à nos intérêts, à notre aveuglement volontaire sur des enjeux et des réalités qui forgent notre destin de peuple. Nous n’avons pas le droit de rejeter le blâme sur les autres; le fédéral n’est pas le seul problème.
Marcellin C. Després
Saint-Cyrille-de-L’Islet
