Publicité

Rivière-du-Loup veut sauver ses églises et presbytères

RIVIÈRE-DU-LOUP – Compte tenu des préoccupations de la population concernant l’avenir des trois églises sur son territoire, la Ville de Rivière-du-Loup a tenu à rappeler, ce matin, les actions qu’elle a posées au cours des derniers mois et celles qu’elle entend entreprendre prochainement afin d’explorer les pistes de solution possibles pour maintenir debout les édifices religieux.

Rappelons que cette semaine, le Conseil de fabrique de Saint-Patrice a rendu publics les résultats d’une consultation publique au sujet du sort réservé aux trois presbytères et aux trois églises de Rivière-du-Loup.

Démolition : dernière solution

D’entrée de jeu, il est clair que la démolition d’une église est la dernière solution à envisager, avance la VIlle dans un communiqué, d’autant plus que ces bâtiments ont une grande valeur pour le culte et pour le patrimoine.

« C’est pourquoi la Ville de Rivière-du-Loup a créé, en mars 2008, un comité sur le patrimoine religieux qui avait comme mandat d’évaluer toutes les possibilités de cohabitation de la culture avec le culte dans les trois églises. Ce comité était composé de membres du comité paroissial, du curé Odilon Hudon et de membres du conseil municipal et du personnel de la Ville de Rivière-du-Loup. »

Parmi les pistes possibles d’intégration, celle de la bibliothèque municipale a fait l’objet d’une sérieuse analyse dont la conclusion démontre que c’est l’église Saint-Patrice qui serait le bâtiment le plus approprié parmi les trois églises, pour l’intégration d’une nouvelle bibliothèque. « Cependant, les autorités du diocèse semblent souhaiter le maintien de cette église comme lieu de culte », indique la Ville, par voie de communiqué.

Église Saint-François

Quant à l’église Saint-François, son utilisation comme bibliothèque nécessiterait un aménagement en paliers qui n’est aucunement réaliste en termes d’espaces fonctionnels et de coûts, plus de 8 millions de dollars, et ce, d’autant plus qu’un montant d’environ 4 millions de dollars était nécessaire au départ pour réparer toutes les problématiques de détérioration du toit et de la façade. Enfin, l’église Saint-Ludger ne dispose pas d’espace suffisant pour accueillir une bibliothèque, indique le Service des communications de Rivière-du-Loup.

« Nous avons été proactifs et responsables en faisant l’inventaire depuis 2008, de toutes les possibilités d’intégration des besoins en culture dans les trois églises. Malheureusement, l’intégration de ces besoins culturels, incluant la bibliothèque, n’est pas possible. De plus, l’étude démontre aussi qu’une solution immobilière n’est pas possible dans l’état actuel des choses et des bâtiments », soutient Michel Morin, maire de la Ville de Rivière-du-Loup.

« La création en septembre 2008 de cinq sites du patrimoine religieux en vertu de la Loi sur les biens culturels, est un geste qui démontre notre collaboration avec les autorités religieuses et qui a également été posé afin d’accroître les chances d’obtenir une aide financière pour la restauration et/ou la reconversion de l’une ou l’autre des églises », complète monsieur Morin.

Des solutions d’ici 2 ans

Présentement, des membres du personnel et du conseil municipal de la Ville de Rivière-du-Loup travaillent avec des citoyens, avec le député et avec les autorités religieuses pour évaluer, d’ici les deux prochaines années, toutes les autres pistes de solutions qui pourraient assurer la viabilité des trois églises.

« La Ville tient à assurer la population qu’elle a assumé et qu’elle continue d’assumer sa responsabilité morale dans ce dossier parce que ces trois églises constituent des infrastructures collectives bâties par les Louperivois et représentent de puissants symboles identitaires et patrimoniaux pour la population. »

Collaboration: Infodimanche.com