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Place aux lecteurs: Kamouraska, plus qu’un nom

Lors des funérailles de notre député Claude Béchard, le Premier ministre Jean Charest a terminé son hommage en disant : « Repose-toi fils de Kamouraska-Témiscouata ». Il soulignait avec raison que Claude Béchard était fier de représenter notre comté.

Quelques heures plus tard, le Directeur général des élections, Marcel Blanchet, annonçait sa décision d’éliminer le comté actuel de Kamouraska-Témiscouata. Le pire affront pour notre population c’est d’apprendre que le nom de Kamouraska n’existera plus dans le nouveau comté où on nous déplace. Ce fonctionnaire, du haut de sa tour d’ivoire, efface d’un seul coup un nom qui existait comme comté depuis plus de 180 ans.

Nos ancêtres ont développé le Kamouraska, nous y habitons et nous voulons le léguer dans son intégrité parlementaire à nos enfants.

Maintenant, le moins que puisse faire notre gouvernement sera d’adopter rapidement le projet de loi 92, dont le parrain était justement Claude Béchard, qui ferait le gel des circonscriptions actuelles. Claude Béchard et ses prédécesseurs (j’en ai en compté 25) ont bien mérité cette reconnaissance, soit de perpétuer le nom de Kamouraska qu’on appelle « le doux pays ».

Si la devise du Québec est « Je me souviens », c’est encore plus vrai au Kamouraska.

Rosaire Desjardins
Saint-Pascal