Publicité

L’armée et la Crise d’octobre

SAINT-JEAN-PORT-JOLI – Lors de son plus récent passage au Salon du livre de la Côte-du-Sud, les 6 et 7 novembre, l’auteur Jacques Castonguay avait deux nouveaux livres à présenter. Publié en 2009, Promenades au Québec nous invite à parcourir la province en compagnie de Philippe Aubert de Gaspé. Les opérations de l’armée et la crise d’Octobre, nous amène à mieux comprendre le rôle de l’armée lors de cette crise qui a marqué l’année 1970.

Ainsi, dans Promenades au Québec, M. Castonguay s’est inspiré du romancier et mémorialiste pour parcourir divers lieux évoqués dans ses écrits. L’ouvrage de M. Castonguay constitue un guide fort intéressant pour tous les amateurs ou passionnés d’histoire désireux d’apprendre ce qu’ont été, jadis, les lieux évoqués à travers les oeuvres de M. De Gaspé. Le livre compte aussi plusieurs illustrations.

Les opérations de l’armée et la crise d’Octobre permet de mieux comprendre qu’elle a été l’implication de l’armée canadienne lors de la crise d’octobre de 1970, marquée par l’enlèvement de James Richard Cross et celui suivi du meurtre du ministre Pierre Laporte.

Rencontré au Salon du livre, M. Castonguay note qu’il est important de faire la différence entre la présence de l’armée et la Loi des mesures de guerre. Ce sont deux choses bien différentes, dit-il.

À l’invitation du Québec

D’abord, souligne l’auteur, l’armée canadienne a été invitée à appuyer les forces policières à Montréal, en 1969, lors de la grève de ses policiers. L’année suivante, devant l’enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross et la vague d’explosions, la police a été débordée. Québec demande l’aide de l’armée qui viendra à nouveau en renfort aux forces policières.

Selon M. Castonguay, Trudeau ne pouvait pas refuser la demande du gouvernement du Québec. « Le fédéral doit répondre à toute demande légitime », dit-il. La loi des mesures de guerre est venue par la suite (le 16 octobre, veille de la découverte du cadavre de Pierre Laporte) pour « autoriser l’arrestation d’à peu près n’importe quel suspect sans motif réellement connu. »

Selon Jacques Castongauy, beaucoup d’informations ont été données sur les enlèvements, mais très peu sur la façon dont l’armée était intervenue. C’est pour corriger cette lacune qu’il a publié son livre, 40 ans après les événements.

Les opérations de l’armée et la crise d’Octobre est publié aux Éditions Carte blanche. Promenades au Québec est publié chez La Beaucassière.