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Les maires disent non au nucléaire

SAINT-ANDRÉ – Plusieurs municipalités du Kamouraska ont remis, mercredi dernier, à M. Gaétan Ruest, maire d’Amqui, une résolution signifiant leur opposition au transport par les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent de déchets nucléaires radioactifs. Ils s’opposent aussi à toute réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2, à Bécancour.

M. Ruest est celui qui a amorcé cette démarche contre l’énergie nucléaire au Québec. Opposé à toute utilisation de l’énergie nucléaire, il préconise davantage le développement d’énergies propres, telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne et la géothermie. Quelque 270 municipalités ont à ce jour adopté la résolution, ce qui représente 700 000 citoyens, dit-il.

La bombe

Cette remise de résolutions a eu lieu le 10 novembre dernier à Saint-André. Une date et un lieu qui n’ont pas été choisis sans raison. L’événement a permis de montrer les dangers du nucléaire en rappelant que 60 ans plus tôt, jour pour jour, un avion américain en difficulté avait largué une bombe à l’ouest du Petit-Pèlerin, une île située au large de cette municipalité. 

« Environ 45 kilogrammes d’uranium ont été dispersés au-dessus de territoire causant une contamination radioactive de faible densité », rappelle le maire de Saint-André, M. Gervais Daris.

« Cet incident ne date pas d’hier, mais il démontre jusqu’à quel point nous ne devons rien tenir pour acquis », souligne le préfet de la MRC de Kamouraska, M. Yvon Soucy.

C’est donc pour conserver ses attraits naturels et sa qualité de vie que la population désire se rappeler les tristes événements du 10 novembre 1950 et exige que son territoire ne soit plus jamais soumis au risque apporté par le nucléaire, a aussi déclaré M. Soucy.