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Métamorphose de l’Internationale de la sculpture

SAINT-JEAN-PORT-JOLI – Avec un nouveau nom et une ouverture à l’art contemporain à venir en 2010, l’Internationale de sculpture fait place à la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli. Cette année, pas de compétition internationale, mais un retour sur la première édition, en 1984, et une restauration des œuvres des 25 dernières années.

« La Biennale de sculpture a lieu grâce au travail bénévole », rappelle François Bourdeau, membre du comité organisateur. Les cinq membres du comité organisateur, tous nouveaux, ont été nommés à la fin janvier. Vu les trop courts délais pour la mise sur pied d’une compétition internationale en 2009, les organisateurs ont préféré reprendre leur souffle afin de revenir en force pour 2010.

« Nous voulons créer un pont entre l’artisanat et l’art contemporain », dévoile Noémie Villeneuve, présidente du comité organisateur. Ainsi, médiums et lieux pourraient se diversifier lors des éditions futures. « Nous voulons faire valoir le potentiel de Saint-Jean-Port-Joli en apportant un volet plus actuel à l’événement », explique Mme Villeneuve.


Nathalie Gagnon présente le nouveau logo de la Biennale de sculpture. « Ce sont les lettres B et S. Les couleurs évoquent l’aspect festif et créatif de l’événement. Il sera amené à évoluer. On pourra, en quelque sorte, le sculpter! », explique-t-elle.

Une édition 2009 toute en histoire

Pour 2009, le comité a choisi de souligner le 25e anniversaire du « Rendez-vous international sculpture 1984 ». Des artistes connus mondialement comme Michelangelo Pistoletto et Christo ont pris part à ce premier symposium, ce que rappellent huit photographies géantes installées au Parc des Trois-Bérêts. « On veut dépoussiérer cet héritage », dit Mme Villeneuve.

Ces 25 ans de sculpture « ont laissé des traces : les œuvres, mais aussi le désir d’animer le milieu par la culture », selon Robert Gagnon, vice-président du comité organisateur. C’est ce que soulignera l’exposition « 25 ans d’échanges internationaux », présentée au Centre socioculturel Gérard-Ouellet à compter du 26 septembre prochain.

« Un patrimoine énorme » à restaurer

Victimes des insectes et de l’humidité, les sculptures de bois laissées par les précédents symposiums se dégradent. « Il s’agit d’un patrimoine énorme et, par souci d’intégrité envers les sculpteurs, nous avons décidé de le restaurer », explique la présidente de la Biennale de sculpture.


Jean-Philippe Roy montre les dégâts causés aux bases des sculptures par les insectes et l’humidité.

Jean-Philippe Roy, diplômé de l’École des métiers d’arts de Québec, a reçu le mandat du sauvetage des sculptures. Si les œuvres les plus dégradées pourraient être remisées, son travail devrait freiner la détérioration de la majorité des sculptures. Il faudra entretenir la base des œuvres, plus vulnérable, la vider au besoin, huiler le bois et refaire certaines parties brisées, explique M. Roy. « Les sculptures auront à peu près le même état visuel après l’opération », précise-t-il.

Les curieux pourront assister aux travaux de restauration jusqu’au 23 août, du mercredi au dimanche, au Parc des Trois-Bérêts.