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Message de Mgr Clément Fecteau à l’occasion de Noël 2008

QUOI DE NEUF?

Eh oui! C’est le temps des fêtes… Votre premier? votre dixième? votre cinquantième? En ce qui me concerne, ce sera mon soixante-seizième. Quoi de neuf? C’est toujours la même chose et pourtant, ce n’est jamais pareil, le temps des fêtes. Si vous êtes comme moi, avec un petit effort de mémoire, vous pouvez presque les identifier tous : … la fois de la tempête! Nous avions été pris pour tous dormir chez grand-père… La fois où mon père m’avait donné en cadeau un traîneau fabriqué de ses mains… La première fois que je suis allé à la messe de minuit… L’année où notre grand-mère était malade, à ses derniers moments au temps de Noël…

À bien y penser, le temps des fêtes, ce n’est jamais pareil. Pourtant, il y a des idées, des convictions qui sont toujours là et qui nous reviennent à l’esprit année après année au temps des fêtes. On dirait que l’humanité est inépuisable dans les façons de nous les rappeler. On dirait que notre foi possède une infinité de procédés pour nous faire entrer plus avant dans le mystère de l’amour de notre Dieu.

Dieu aime le monde. Il s’ingénie à nous le faire savoir; en tout temps bien sûr, mais plus encore, on dirait, en ce temps de réjouissances, en ce temps de fraternité, de vie familiale renouvelée et de convictions chrétiennes un peu mieux comprises, un peu mieux ancrées dans nos coeurs.

Justement, au sujet de nos convictions, il y a du neuf cette année, me semble-t-il. Nous sortons tout juste de ces débats, parfois décevants, souvent capables aussi de nous faire réfléchir au sujet de notre identité sur le plan social et sur le plan religieux. Où en somme nous en fait avec notre religion, chacun de nous, personnellement?

Nous allons encore fêter Noël… Il y a peut-être du neuf dans nos pensées et dans nos cœurs au sujet de la venue du Christ dans le monde, au sujet de cette présence permanente de Dieu dans la trame de nos vies. Il y a peut-être du neuf dans la conviction que Dieu aime le monde et que ce n’est pas une crise monétaire, fut-elle mondiale, qui va nous ébranler dans nos convictions. Au contraire, ces événements vont peut-être nous aider à fêter Noël plus modestement, mais avec autant de joie et de bonheur.

Et puis, l’Esprit saint de Dieu fait du neuf pour notre Église diocésaine. Il nous envoie, comme un cadeau des fêtes, un évêque tout neuf. C’est une nouveauté importante, un nouveau départ, un autre signe que Dieu aime le monde et que l’espérance n’est pas morte. Mgr Moreau que nous accueillons dans la joie va être appelé à découvrir toute la nouveauté qui naît dans notre Église, dans nos paroisses, dans nos familles. Parmi ces phénomènes nouveaux et pleins d’espérance, je me réjouis de tout cœur pour tous ces groupes de jeunes qui ont entrepris des parcours de catéchèse, pour tous ces parents qui, malgré leurs nombreuses occupations, ont trouvé du temps à consacrer à ces activités avec leurs enfants. Et puis, il y a le grand nombre de paroissiennes et de paroissiens qui s’impliquent pour animer ces groupes de catéchèse. Oui, il y a de l’espoir pour l’Église catholique au Québec, quoi qu’on en dise! Il y  de l’espoir pour la foi chrétienne vécue par les gens d’ici.

À toutes et à tous, je souhaite de belles fêtes, joyeuses, saines, charitables, ouvertes aux autres. Je vous souhaite une belle année nouvelle, dans votre travail, vos emplois, vos initiatives, vos entreprises et aussi avec peut-être une façon nouvelle de voir toutes ces choses matérielles, nécessaires à la vie, mais, somme toute, pas nécessairement dans l’abondance démesurée.

Paix et amour!

†Clément Fecteau
Administrateur diocésain
Noël 2008