LA POCATIÈRE — Un des porte-parole du Comité pour le service cellulaire équitable de L’Islet, M. Sandy McKay, estime que son regroupement a obtenu une victoire partielle sur TELUS, en raison des récentes déclarations du vice-président marché consommateur, M. Clément Audet.
« Nous considérons que c’est une victoire partielle, grâce à nos pressions depuis neuf mois », de déclarer Sandy McKay. Rappelons qu’au chapitre des pressions, une pétition en ligne réclamant l’amélioration du réseau avait permis d’amasser plus de 2000 signatures, au tournant de 2015-2016.
Pour les fournisseurs, l’absence de rentabilité dans les marchés ruraux sert souvent d’explication pour justifier la lenteur du développement de la couverture cellulaire dans les marchés ruraux. Sandy McKay n’admet pas cet argument. « Les profits nets pour les entreprises tournent autour de 200 M$ par trimestre, par compagnie, et ils n’ont pas d’argent pour investir chez nous », questionnait-il. « La croissance dans les télécommunications fixes et mobiles est entre 6 et 8 %. C’est l’avenir », ajoutait-il.
Rencontre avec l’ACTS
Suite au passage à La Pocatière de M. Bernard Lord, président de l’Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS), Sandy McKay n’a pas semblé impressionné par les solutions suggérées pour améliorer le service dans les secteurs problématiques. « C’est des réponses de politiciens. On comprend bien que son rôle, à M. Lord, c’est d’éponger les critiques. On a remis beaucoup dans notre cour en disant de nous prendre en main, mais ce n’est pas à nous de payer les antennes », s’exclamait-il.
Solutions
Plus mobilisées que jamais, autour du député conservateur Bernard Généreux, 58 municipalités et quatre MRC espèrent actuellement s’asseoir avec les dirigeants de TELUS, ou d’autres compagnies sans-fils, pour trouver des solutions à la problématique actuelle.
Prochainement, une lettre qui sera envoyée à M. Éric-Pierre Lavoie, président de TELUS Québec, apportera une nouvelle solution. « Nous proposerons un déploiement via les tours d’églises, comme c’est le cas ailleurs », de conclure M. McKay, qui croit beaucoup en cette avenue.
