LA POCATIÈRE – Réagissant à la décision de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) d’annuler l’appel d’offres de 103 M$ dont Bombardier était le seul soumissionnaire, le maire de La Pocatière, M. Sylvain Hudon, croit que l’élément central est l’obligation d’avoir un pourcentage de contenu canadien dans le nouvel appel d’offres.
Monsieur Hudon demeure prudent dans ses commentaires, puisqu’il n’était pas mentionné si le contrat serait ou non réalisé aux installations de La Pocatière. Il souhaite que Bombardier soumissionne à nouveau lors du nouvel appel d’offres et tente de s’ajuster aux motifs d’annulation invoqués par l’AMT, notamment que Bombardier ne pouvait livrer les wagons dans les délais requis.
Pas une perte de contrat
L’appel d’offres international lancé par l’AMT portait sur la livraison de 24 voitures à deux niveaux pour les lignes de train de banlieue de Candiac, Vaudreuil-Dorion et Saint-Jérôme. Comme le spécifie le maire Hudon, il ne s’agit pas de la perte d’un contrat pour Bombardier Transport, mais d’une soumission qui n’a pas été acceptée.
Pas d’obligation
Selon Radio-Canada, l’AMT n’a pas l’obligation de produire ses voitures de train au Canada. Au Québec, le ministère des Transports ne précise pas de proportion quant au contenu canadien obligatoire pour les équipements destinés au transport sur rail. Cependant, le Programme d’aide gouvernemental au transport collectif des personnes permet de fixer des contraintes au cas par cas, comme ce fut le cas pour les nouvelles voitures du métro de Montréal qui devait, notamment, contenir 60 % de contenu canadien.
