Sylvianne Paré aurait bien pu ne jamais être du Symposium de peinture du Kamouraska cette année. Il y a quelques mois à peine, elle vivait son premier syndrome de la toile blanche, jusqu’à ce qu’elle se mette à travailler le bois.
Artiste-peintre depuis 10 ans, Sylvianne Paré peignait à l’huile à l’aide de la spatule, sur toile. Un jour est venu où la toile blanche, jadis objet d’expression, s’est transformée en frein à toute source d’inspiration artistique. « J’étais inscrite à 12 symposiums pour l’été. Je voyais le temps passer et je ne pondais rien. C’était paniquant », de raconter l’artiste.
Le temps passa et elle commença à travailler le bois, ne sachant pas encore qu’elle y trouverait son salut. « J’ai fait un premier symposium en avril. Je me suis réessayée à peinturer à l’huile et je n’étais pas heureuse du résultat », confia-t-elle.
Technique mixte
C’est dans les jours suivants qu’elle développera sa nouvelle approche, qu’elle qualifie de technique mixte, où elle s’exécute à l’acrylique sur des planches de lambris de pin, qui font office de toile, apposées sur un cadre en bois recyclé qu’elle confectionne elle-même. Parfois, elle ajoute même de la corde, des brindilles et du papier métalliques sur ses œuvres. « On sort du classique et c’est le but. Les gens remarquent, ça les dérange, mais ils apprécient. »
Depuis mai, Sylvianne Paré multiplie les tableaux qu’elle réalise à partir de photos fournies par une amie photographe, Mélanie Dionne.
Lors du symposium de Beaumont, le printemps dernier, elle n’avait qu’une seule œuvre de terminée. Pour être en mesure de participer à celui du Kamouraska, elle devait avoir six tableaux en sa possession. À quelques jours de l’événement, elle a dû mettre les bouchées doubles pour y parvenir. « Je me donne comme défi de pondre au moins un tableau par symposium », de mentionner celle qui se sent revivre comme artiste, depuis quelques mois.
Atelier à Saint-Pascal
Visiblement encline aux nouveaux défis, Sylvianne Paré s’en lancera un nouveau dès l’automne, en ouvrant son premier atelier de peinture à l’École Marguerite-Bourgeoys de Saint-Pascal. « Ce sera un endroit où on pourra peindre entre amis, placoter entre nous et avoir du plaisir, sans être jugé », mentionnait-elle.
Découvrez d’autres artistes au Symposium de peinture du Kamouraska, jusqu’au 17 juillet, à Saint-Denis, Kamouraska et Saint-Germain.
