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Rencontre avec deux jeunes médaillés des Jeux du Québec

Originaires de Saint-Denis-De La Bouteillerie et de Kamouraska, Anne St-Amand et Yannick Pelletier ont tous les deux brillé dans leur discipline respective lors des derniers Jeux du Québec, récoltant médailles et admiration au sein de leur délégation régionale.

Âgée de 14 ans, Anne St-Amand a remporté l’or au 1500 m marche. Elle représentait la région de Chaudière-Appalaches. Élève au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, c’est en suivant les conseils de son entraîneur qu’elle s’est investie dans la concentration d’athlétisme l’an dernier. « Il m’a dit que je serais bonne en marche, car ça combine le cardio et la technique. Et moi j’avais le goût de faire quelque chose de différent, qui sort de l’ordinaire », de confier la jeune fille, visiblement à l’aise avec cette discipline peu conventionnelle.

De son côté, Yannick Pelletier, 15 ans, évolue au sein d’un sport beaucoup plus populaire : le baseball. Lors des derniers Jeux, c’est à titre de capitaine de l’équipe de l’Est-du-Québec qu’il a remporté le bronze. « Je dois jouer depuis l’âge de trois ou quatre ans. Mes entraîneurs m’ont nommé capitaine de l’équipe parce qu’ils trouvaient que j’avais une attitude positive », de mentionner l’adolescent, qui évolue actuellement au sein des Riverains du Bas-Saint-Laurent dans le bantam AA.

Parcours différents

Au baseball, les joueurs qui ont joint les rangs des Riverains en début d’année étaient assurés de participer aux Jeux du Québec qui reviennent tous les deux ans.

« On est un noyau de joueurs qui se suit depuis qu’on est tout jeune. Dans l’équipe, nous étions sept du Kamouraska », de préciser Yannick.

Côté entraînement, l’hiver limitant les possibilités, l’équipe de l’Est-du-Québec a pu compter sur les joutes disputées depuis le début de l’été. Le reste dépendait de la discipline personnelle de chacun des joueurs. « On nous a fortement encouragés à se trouver quelqu’un avec qui pratiquer, en dehors des matchs. Moi j’ai pu le faire avec mon frère, Louis-Félix, qui était aussi au sein de l’équipe de l’Est-du-Québec », d’ajouter Yannick Pelletier.

En athlétisme, Anne St-Amand est passée par un tout autre processus. « Il y avait des sélections. Pour cela, il fallait se classer dans au moins trois épreuves d’athlétisme différentes dans notre région et on regardait aussi les classements provinciaux scolaires. »

La marche olympique demandant une technique bien précise, Anne St-Amand a dû se perfectionner de différentes façons, par de l’entraînement cardio-vasculaire et musculaire. « Quand on marche, on doit croiser les pieds un devant l’autre et le corps doit adopter une certaine position. Autrement, on a des pénalités. Après quatre, on est disqualifié », d’indiquer la jeune médaillée.

Belle expérience

À sa deuxième participation aux Jeux du Québec, Anne St-Amand se rappellera longtemps de ceux de 2016, puisqu’elle remporta une des deux seules médailles d’or de toute la délégation de Chaudière-Appalaches.

« Toute l’équipe était présente pour me regarder marcher, parce qu’elle savait que j’avais des chances de gagner une médaille. Quand j’ai terminé la marche et que je suis arrivée première, ils sont tous descendus sur la piste pour me féliciter. »

Ce sentiment de fierté, il est aussi partagé par Yannick Pelletier, puisque la médaille de bronze est la deuxième à être remportée en baseball par la délégation de l’Est-du-Québec, depuis les premiers jeux tenus à Rivière-du-Loup, en 1971. Pour souligner cet exploit historique, Yannick a même été désigné porte-drapeau de la délégation lors de la cérémonie de clôture. « J’étais content et j’ai pris ça au sérieux. Je voulais bien représenter notre région et ne pas faire honte aux athlètes qui suivaient derrière », racontera-t-il.

Au-delà de leurs exploits, les deux jeunes athlètes kamouraskois retiendront de ces jeux l’esprit de camaraderie qui régnait entre les participants. S’il est impossible pour Yannick Pelletier de retourner aux Jeux du Québec dans deux ans, parce qu’il sera d’un grade supérieur en baseball, Anne St-Amand, elle, garde la porte ouverte à une troisième participation.