Des représentants du Syndicat de l’UPA de la MRC de Montmagny et de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches déplorent la fin du Programme d’appui financier aux regroupements et aux associations de producteurs désignés (PAFRAPD), également connu sous le nom de programme casino. La fin de ce programme a mis en péril plusieurs regroupements agricoles québécois qui permettaient d’améliorer la productivité, la rentabilité et la compétitivité de nombreux secteurs d’activité agricole.
Le PAFRAPD a été créé lorsque le gouvernement du Québec a décidé de mettre fin aux casinos forains, à la faveur de Loto-Québec. À l’époque, ces casinos tenus lors d’expositions agricoles servaient à financer les activités des sociétés d’agriculture, des associations d’élevage et autres regroupements semblables. Lorsque le PAFRAPD a pris fin le 31 mars 2015, il soutenait plus de 70 associations de producteurs agricoles.
« Généralement, ces petites organisations étaient composées de nombreux bénévoles avec une ou deux ressources permanentes. En coupant cette source de financement, certaines ressources ont été mises à pied et des organisations ont même dû fermer les livres, par exemple le Conseil québécois de l’horticulture. D’autres organisations, comme la Fédération des apiculteurs du Québec, peinent à rester en vie », déplorait le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, M. Paul Doyon.
Au début de 2015, ces associations ont appris que le PAFRAPD allait être revu par le ministre de l’Agriculture du Québec, M. Pierre Paradis. Le financement déjà promis a été retardé de plusieurs mois, de sorte que plusieurs de ces associations ont dû s’endetter pour passer à travers ce retard. En juin 2015, elles apprenaient la fin du PAFRAPD, et les sommes qui étaient allouées à ce programme feraient désormais partie du Plan de développement sectoriel (PDS).
Moins d’aide, plus de paperasse
« Les démarches nécessaires pour avoir droit aux aides du PDS sont plus longues, ce qui engendre des coûts beaucoup plus importants pour traiter chaque demande. Seules les organisations ayant les reins plus solides peuvent absorber ce changement, sans compter que certaines d’entre elles ont déjà vu leur aide diminuer », estime M. Doyon.
« Au final, le gouvernement n’économise rien, mais réussit à désorganiser des associations importantes pour le développement de notre agriculture, en complexifiant l’administration des fonds publics et en alourdissant la tâche des fonctionnaires. Cette décision en est une de plus qui déstructure notre agriculture et qui s’ajoute au palmarès du ministre Paradis », de dénoncer le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.
