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Le maire de Rivière-Ouelle explique les frais liés au chemin d’accès du Boisé de L’Anse

Le maire de Rivière-Ouelle a tenu à apporter des précisions concernant les dépenses liées à la construction d’un chemin donnant accès au développement domiciliaire du Boisé de L’Anse et aux demandes relatives de dézonage réclamées auprès de la CPTAQ.

Situé sur les terres de M. Normand Dumais, le chemin d’accès du Boisé de l’Anse a fait l’objet de trois demandes d’autorisation de passage auprès de la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec), au cours des dernières années. Ces demandes avaient été placées en vertu d’une entente entre M. Dumais et la municipalité de Rivière-Ouelle, afin d’éviter un accès au Boisé de L’Anse par le Chemin de la Cinquième-Grève Est. « Cette route est problématique parce qu’elle est sensible aux inondations. Depuis 2010, ce chemin a été passablement malmené par le fleuve », de déclarer le maire de la municipalité, M. Louis-Georges Simard.

Après une première demande de la part de M. Dumais, une autorisation temporaire de cinq ans fut octroyée en 2011 par la CPTAQ pour faire du chemin d’accès passant sur ses terres le lien principal pour se rendre au Boisé de l’Anse. Lors d’une seconde demande faite par la municipalité et qui visait à faire de cet accès le lien permanent, la CPTAQ apposa son refus, qui fut reconduit en mai dernier, suite à une demande de révision déposée en 2015 par Rivière-Ouelle. Toutefois, il fut accordé de faire de ce chemin la sortie principale du Boisé jusqu’en 2019. Par la suite, il agira en permanence à titre de sortie d’urgence et sera entretenu par Normand Dumais, sans frais additionnels pour la municipalité, à l’exception du déblaiement de la neige.

Explications des frais

Dans un reportage présenté récemment à CIMT, une citoyenne de Rivière-Ouelle questionnait les montants dépensés par la municipalité dans tout ce processus. Louis-Georges Simard a tenu à apporter des précisions. « Il a été avancé que la municipalité était propriétaire du chemin, mais ce n’est pas le cas. Une telle acquisition aurait ultimement eu lieu en cas d’acceptation de notre demande par la CPTAQ », mentionnera-t-il.

Dans les faits, un montant de près de 110 000 $ a été déboursé par la municipalité dans cette saga, dont 53 000 $ auprès de Normand Dumais, pour l’aménagement du chemin d’une longueur 1,3 km, qui comprend notamment une descente construite dans un rocher. Le reste de la facture est constitué de frais versés à des professionnels (avocats, arpenteurs, ingénieurs), que la municipalité a consultés pour son passage devant la CPTAQ. « C’est un bon investissement pour un chemin qui aura été utilisé pendant huit ans et qui servira de sortie d’urgence par la suite. En plus, il mène à un secteur résidentiel où la richesse foncière avoisine les 5 M$, ce qui permet d’augmenter l’assiette fiscale de la municipalité », d’ajouter le maire.

Accès recherché

Devant ce nouveau refus de la CPTAQ, la municipalité de Rivière-Ouelle est toujours à la recherche d’une sortie permanente pour le Boisé de L’Anse. « Le Chemin de la Cinquième-Grève Est est étroit. Il peut faire l’affaire pour les gens qui y résident, mais il nécessiterait assurément des investissements majeurs et l’implication du ministère de l’Environnement s’il devait devenir un chemin de transition vers le Boisé de l’Anse », de confier M. Simard.

C’est pourquoi l’option actuellement envisagée serait de rejoindre le Chemin de la Cinquième-Grève Est à l’est du Camp Canawish, en évitant ainsi les 500 derniers mètres qui sont les plus susceptibles de submersion. « On voulait communiquer notre solution aux propriétaires du Boisé, ce que nous avons fait le 12 août dernier. C’est pourquoi nous n’avons pas voulu commenter avant », concluait-il.