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L’ITA de La Pocatière, une honte!

Toute institution d’enseignement est très fière d’accueillir ses anciennes et anciens diplômés. Il s’agit simplement d’un geste de reconnaissance autant pour les diplômés que pour l’institution. Mais qu’en est-il de l’ITA de La Pocatière? J’ai appris très récemment que l’ITA refusait d’ouvrir ses portes et d’accueillir des diplômés qui se rencontreront le 10 septembre 2016 pour souligner le 50e anniversaire de leur graduation, la deuxième promotion de l’ITA, moyennant une contribution monétaire assez élevée.

J’ai travaillé près de 30 ans à l’ITA comme professeur au département des productions animales et j’ai occupé diverses fonctions administratives au sein de l’institution. Pour le personnel de l’ITA, il s’agissait d’une fierté d’accueillir et de recevoir comme il se doit les anciennes et anciens diplômés.

Est-ce que les dirigeants actuels de l’ITA sont conscients que ceux et celles qui ont été diplômés constituent le lien et le rayonnement de l’institution à travers tout le Québec? Est-ce que les dirigeants actuels de l’ITA sont pleinement conscients de la répercussion de cette décision sur son avenir encore incertain? Est-ce que le grand patron de l’ITA, M. Pierre Paradis, ministre de l’Agriculture, endosse une telle décision? Il s’agit pour moi d’une incompréhension totale. C’est une insulte inqualifiable pour toutes et tous les diplômés ainsi que pour tous ceux et celles qui ont travaillé dans cette institution plus que cinquantenaire.

En ce qui me concerne, j’ai presque honte de l’institution où j’ai apporté ma contribution pour faire en sorte qu’elle soit marquante pour l’agriculture du Québec.

L’apport des anciennes et anciens diplômés de l’ITA auprès des producteurs et productrices agricoles de même qu’auprès des industries agroalimentaires du Québec est reconnu et très apprécié. Cela constitue le meilleur rayonnement pour une institution et on n’y porte aucun intérêt. Il faut donc se questionner sur le vouloir de la direction actuelle quant au développement de l’ITA!

Est-ce que la longue tradition d’accueil de l’ITA vient de se terminer suite à une telle décision? L’avenir nous le dira…

Gérald Rousseau
La Pocatière