Les citoyens qui habitent le chemin du Vide à Saint-Onésime demandent à la municipalité d’intervenir rapidement dans la réfection de leur route, qu’ils jugent impraticable.
Parallèle au Chemin du Village, au nord-est de Saint-Onésime, le chemin du Vide donne accès à près d’une dizaine de résidences sur une distance 4,6 km. Depuis plusieurs années, chaque saison amène son lot d’inconvénients aux résidents, qui par moment, se retrouvent isolés. L’hiver, l’accumulation de neige bouche le chemin à la moindre brise, ce dernier étant plus bas ou à la même hauteur des terres agricoles qu’il longe. Le printemps, lors du dégel et de la fonte des neiges, le chemin se transforme en vasière, un phénomène qui se répète également l’été, lors d’orage. De plus, l’absence de fossés par endroit pousse l’eau à s’écouler dans le chemin, créant des rigoles et lessivant sur son passage le gravier qui se trouve dans le chemin. Et lorsqu’il y a ponceaux et fossés, le gravier et le sable lessivés viennent trop souvent les boucher.
Qualité de vie compromise
Porte-parole des résidents du chemin du Vide, Robin Gagnon ne manque pas d’exemples pour démontrer à quel point le chemin du Vide vient brimer la qualité de vie des gens qui y habitent. « C’est assez fréquent que les résidents ne puissent pas se rendre au travail le matin. Tout ça a des répercussions auprès des employeurs et de la paye des résidents. »
On s’inquiète également pour la sécurité des enfants depuis qu’un autobus scolaire a fait une sortie de route à l’hiver 2015. « Le chauffeur d’autobus a refusé à plusieurs reprises de s’aventurer dans le chemin, parce qu’il était concerné par leur sécurité », ajoutait-il.
Si à la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup on précise que cette sortie de route n’a fait aucun blessé, Éric Choinière, secrétaire général et directeur des communications, avoue ne pas avoir été informé d’une interruption du transport scolaire sur le chemin. Toutefois, il confirmait que quelques représentations administratives avaient été faites auprès de la municipalité concernant la présence de trous et un besoin de nivelage sur la chaussée.
Plan d’intervention
À la municipalité de Saint-Onésime-d’Ixworth, on assure comprendre l’impatience des résidents et on dit s’occuper du dossier. La mairesse de la municipalité, Mme Hélène Laboissonnière, rappelait qu’un montant de 20 000 $ a été investi dans le chemin du Vide depuis 2015, somme qui a servi à l’amélioration et au profilage des fossés actuels, ainsi qu’au gravelage et au nivelage de la chaussée. Un autre 30 000 $ affecté par résolution en mai dernier doit également servir à la poursuite des travaux d’amélioration amorcés un an auparavant.
En ce qui concerne les travaux d’amélioration réclamés par les résidents, c’est-à-dire le creusage des fossés sur la pleine longueur du chemin et au rehaussement de la chaussée, la municipalité confirmait travailler depuis près de deux ans sur ce projet. Au cours des 20 derniers mois, des négociations avec des propriétaires terriens qui seront touchés par les éventuels travaux d’amélioration du chemin du Vide ont été nécessaires, et ce n’est que tout récemment, le 6 septembre 2016, que le dernier propriétaire approché a accepté de céder certaines parcelles de terrain à la municipalité, qui sont encore à déterminer. Une fois que tout sera officialisé, la municipalité entend aller de l’avant avec les différents mandats professionnels qui doivent conduire aux travaux d’amélioration du chemin. « Ce sont des travaux importants qu’on prévoit et nous tenons à procéder par étapes pour bien faire les choses et ne pas nous faire taper sur les doigts. C’est pourquoi nous préférons ne pas parler d’échéancier pour le moment », de conclure la mairesse de l’endroit.
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