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Un week-end pour séduire

La fin de semaine dernière, Place aux jeunes en région tenait son séjour exploratoire d’automne au Kamouraska. Pour les huit participants, provenant de différents endroits au Québec, cette fin de semaine est souvent celle qui concrétisera ou non leur projet de migration. Un couple de Montréalais a accepté de témoigner de leur expérience au Placoteux.

Jour 1

Nous avons rencontré Alice et Patrick le vendredi, lors du 5 à 7 réseautage tenu dans les locaux de Projektion 16-35 à Saint-Pascal. Lui, ingénieur, elle, dans le domaine des communications, ils ont débuté leur séjour chez nous dans l’après-midi. Tous les deux dans la trentaine, ils adorent la ville, mais ils rêvent d’être propriétaires, de fonder une famille et d’une meilleure qualité de vie. « À Montréal, il y a plein de choses à faire, mais on n’a jamais le temps de ne rien faire parce qu’on est trop crevé », de déclarer Patrick.

C’est par hasard qu’ils ont découvert le Kamouraska, l’été dernier. Alors qu’ils faisaient la route entre Rivière-du-Loup et L’Islet, ils ont délaissé l’autoroute 20 pour emprunter la 132. Dès leur entrée à Saint-André, les charmes qui font la réputation de la région avaient déjà commencé à opérer. « On est carrément tombé en amour. On serait resté si on avait pu », de raconter Alice.

De fil en aiguille, ils ont décidé de s’inscrire à des séjours exploratoires pour découvrir les régions qu’ils convoitaient au-delà des paysages de cartes postales. L’Estrie s’est imposée en premier. La fin de semaine dernière, c’était au tour du Kamouraska. « La région est magnifique, il n’y a pas de doute, mais on est désireux de connaître les gens de l’endroit et les opportunités d’emploi », d’expliquer Patrick.

Jour 2

Participer aux Séjours exploratoires peut donner l’impression, par moment, d’un gros voyage organisé à échelle humaine. Le samedi 22 octobre, nos huit participants ont eu droit à une visite guidée des municipalités en minibus. Certaines entreprises ont été visitées et des contacts avec les gens du monde municipal (maire, conseillers) ont été établis. Malgré le déluge et un avant-midi plutôt chargé, la perception de la région de Patrick et Alice n’a pas changé. « Les villages sont très jolis », précisait Patrick. De son côté, Alice soulignait l’accueil des gens et la qualité des informations qui leur étaient transmises « Ce qu’on entend beaucoup également, c’est qu’ici, tout est possible », confiait-elle. Une observation qui a tout pour ravir son conjoint, qui la veille, mentionnait vouloir peut-être saisir l’occasion d’une migration en région pour faire quelque chose de nouveau, ou travailler à son compte.

Jour 3

Un peu plus cernés (c’est ce qu’ils disent), mais toujours aussi réceptifs, les participants au Séjour exploratoire entament généralement leur dernière journée avec en tête une bonne idée pour la suite des choses. Migreront-ils ici, ailleurs, ou resteront-ils en ville?

Dimanche, après un atelier de présentation du marché immobilier et du Parc régional du Haut-Pays de Kamouraska, les participants ont pris la route de La Pocatière pour y faire une visite plus complète de la ville. C’est au Centre Bombardier que nous avons retrouvé Alice et Patrick. Heureux de leur fin de semaine, ils estiment avoir trouvé les réponses à leurs questions. Des liens se sont créés et il est possible qu’un d’entre eux envoie son curriculum vitae dans une entreprise de la région. Mais choisiront-ils le Kamouraska? « Certains disent qu’ils s’installeront ici dans un mois. Nous, on doit prendre un peu de recul, décanter et réfléchir à tout ce qu’on a vécu et entendu. C’est un projet qu’on regarde plutôt sur un horizon d’un an », de conclure Alice.

Après la grande séduction…

Si pour certains le séjour exploratoire fait foi de tout dans leur migration en région, pour d’autres, un temps de réflexion est nécessaire avant de concrétiser leur projet. C’est là qu’intervient à nouveau l’agent de migration.

Place aux jeunes en région tient annuellement deux séjours exploratoires au Kamouraska, un à l’automne et l’autre au printemps. Pour être passée elle-même par ce processus, l’agente de migration de Place aux jeunes, Julie-Christine Helas, est bien consciente que ce n’est pas tous les participants qui débarqueront le mois prochain au Kamouraska. « Certains reviendront seuls pour valider autre chose et certains se diront tout simplement que ce n’est pas pour eux. »

C’est pourquoi un travail de suivi est nécessaire auprès de chacun des participants, le séjour étant qu’une étape parmi tant d’autres dans un grand projet de migration. « Je commence par les laisser décanter quelques jours et lorsque je les contacte, j’en profite pour rappeler certains éléments qui ont été communiqués et qui sont importants, mais qu’ils ont peut-être oubliés, car ils sont bombardés d’informations durant toute une fin de semaine », précisait-elle.

Elle établira également la fréquence du suivi qu’ils désirent qu’elle exerce auprès d’eux. « Ils seront également invités à évaluer le séjour : ce qu’ils ont aimé, un peu moins et les questions qui sont restées sans réponse. Tout cela me permettra d’ajuster le tir auprès de futurs participants »

Bilan

Avec ses huit participants pour ce séjour d’automne, Julie-Christine s’est dite très satisfaite de sa cohorte. « Les participants étaient tous très différents. J’avais autant le couple qui cherche un endroit pour fonder une famille que la fille qui devait au départ suivre sa conjointe, mais qui s’est trouvé une idée d’entreprise en cours de route », expliquait-elle.

De plus, elle soulignait l’importance des contacts établis entre d’anciens migrants et la cohorte de cet automne. « Ça permet aux participants de constater qu’ils ne sont pas les seuls à être passé par là et que c’est possible de réaliser une migration. »