En point de presse le 29 novembre en matinée, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Pierre Paradis, annonçait son intention de visiter le comté de Côte-du-Sud au début de 2017, en compagnie du député Norbert Morin, pour entendre les besoins du milieu en ce qui a trait à l’avenir de l’ITA – Campus de La Pocatière.
C’est ce que rapportait le journaliste Yannick Patelli de La Vie agricole, après avoir questionné le ministre sur la déclaration du député Norbert Morin, à la radio CHOX-FM de La Pocatière, comme quoi l’ITA deviendrait une société d’État. « Si j’avance ça, c’est parce que je me suis assuré au préalable que le ministre est d’accord avec cette recommandation issue du rapport Pronovost de 2008 », de mentionner le député Morin, lorsque questionné par Le Placoteux, quelques jours plus tard.
« Je ne veux pas de décision sans écoute. Le milieu doit être écouté », de déclarer le ministre Paradis à La Vie agricole, ajoutant du même coup que les délais « un peu longs » étaient en partie liés au décès du sous-ministre adjoint en charge du dossier.
Se contentant de réitérer son désir d’être à La Pocatière au début de 2017 pour écouter le milieu, soit deux ans après le dépôt du mémoire des élus du Kamouraska sur l’avenir de l’Institut de technologie agroalimentaire, le ministre Paradis n’a pas précisé si le projet de société d’État avancé par Norbert Morin serait exclusif au campus de La Pocatière, ou s’il réunirait également celui de Saint-Hyacinthe.
Rappelons que depuis le dépôt du mémoire sur l’avenir de l’ITA, en février 2015, plusieurs intervenants du milieu se sont manifestés quant au modèle de gouvernance à privilégier pour l’établissement, allant du statu quo, en passant par une société d’État et un modèle d’école nationale rattaché administrativement au Cégep de La Pocatière.

