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« Rambo » Gauthier se lance en politique : Roméo Bouchard réagit

Le résident de Saint-Germain et auteur des livres « Constituer le Québec » et « Survivre à l’offensive des riches » réagissaient dans Le Devoir à la candidature du syndicaliste de la Côte-Nord Bernard Gauthier, mieux connu sous le surnom de Rambo. Ce dernier portera les couleurs du parti des Sans parti-Citoyens, un mouvement politique dans lequel Roméo Bouchard s’est investi par le passé.

Comme il en fait mention dans sa lettre ouverte, Roméo Bouchard rappelle que le parti des Sans parti-Citoyens s’était constitué en 2012 sous le nom de Coalition pour la constituante. Cette même année, 12 candidats s’étaient présentés à l’élection générale provinciale. Suite à l’élection, M. Bouchard a préféré continuer son militantisme à travers l’écrit. Ceux qui sont restés au sein de la formation ont choisi de reprendre le nom de parti des Sans parti, devenu aujourd’hui le parti des Sans parti-Citoyens.

Critique, M. Bouchard dit douter de Bernard Gauthier et son équipe et dit n’avoir aucune garantie qu’ils sauront « dépasser le gueulage et la rhétorique des gros bras auquel “Rambo” nous a accoutumés, et fournir autre chose qu’un exutoire douteux au mécontentement des citoyens et des régions éloignées. »

Assemblée constituante

Attaché à l’idée d’une Assemblée constituante citoyenne qui définirait les nouvelles règles du jeu démocratique dans une première Constitution du Québec, Roméo Bouchard déplore également la proposition avancée par le co-porte-parole des Sans parti, Frank Malenfant, qui parle surtout d’une Assemblée constituante non partisane tirée au sort. « Mais ce processus constituant est pour le moment passablement vague et noyé dans les propos souvent inquiétants de Gauthier, sinon absent de ces derniers », écrit-il.

Enfin, M. Bouchard termine sa missive en questionnant la pertinence de « Rambo » Gauthier à fédérer les forces progressistes susceptibles d’adhérer à un projet politique d’Assemblée constituante citoyenne, au moment où Québec solidaire entend bien remettre en avant-plan cette proposition figurant dans son programme politique. Il ajoute : « Cette aventure, si légitime soit-elle, risque davantage de galvauder et de discréditer un projet rassembleur en soi, d’augmenter la confusion et de diviser encore plus le vote d’opposition au gouvernement Couillard, ce qui, dans les circonstances, devient une question de salut national. »