Une des options ciblées par la MRC de L’Islet afin d’atteindre les objectifs fixés par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles est d’utiliser le traitement mécanobiologique des déchets.
Une étude de « Faisabilité technico-économique de tamisage des ordures ménagères » a été effectuée en 2015, préalablement au projet pilote prévu pour 2017.
Le traitement mécanobiologique des déchets ne nécessite pas de tri à la maison pour les matières organiques. Il ne nécessite pas l’ajout d’une collecte supplémentaire ni d’un troisième bac. Les collectes demeurent les mêmes, donc les ordures et le recyclage.
« Tout d’abord, à l’arrivée des ordures au site de traitement, les encombrants (gros objets, plastiques agricoles, cordages, appareils électroniques, etc.) doivent être retirés manuellement ou à l’aide d’un grappin afin d’éviter les bris mécaniques », précise Patrick Hamelin, directeur général et secrétaire-trésorier à la MRC.
Ensuite, les sacs à ordures sont ouverts à l’aide d’un équipement d’ouverture de sacs. Le contenu des sacs se retrouve alors dans un trommel (tambour rotatif) afin d’être tamisé. À cette étape, la matière se retrouvera divisée en trois fractions. La fraction fine, dans laquelle on retrouve le plus de matières organiques. La fraction intermédiaire et la fraction grossière.
« La fraction fine sera compostée et affinée. La fraction intermédiaire subira un séchage biologique afin d’en diminuer la masse et affiné à nouveau », ajoute M. Hamelin.
En théorie, le traitement mécanobiologique devrait permettre de retirer un très fort pourcentage de la matière organique présente dans les déchets, ce qui devrait permettre de diminuer de beaucoup l’enfouissement. « Le projet pilote projeté pour 2017 permettra de vérifier l’efficacité de la chaîne de traitement, tant, pour les capacités des différents équipements nécessaires pour l’ouverture des sacs que pour le tri et l’affinage du compost. Les études démontrent qu’on récupère davantage de matières compostables de cette façon. Toutefois, le principal aspect à valider est la qualité du compost et son utilisation après le procédé. »

