Vous cherchez une idée de cadeau original, mais en même temps, vous aimeriez que votre achat ait une portée sociale? Cinq membres de l’Association des personnes handicapées du Kamouraska-Est, APHK, se sont transformés en lutins du père Noël pour fabriquer une foule d’objets originaux.
Le 13 décembre dernier, ils participaient à une porte ouverte à la résidence L’Envol afin de voir comment le public allait réagir à ces créations originales, explique Élise Dionne-Santerre de l’APHK. C’était aussi une façon de voir les besoins des futurs clients.
Les objets sont fabriqués à partir de matériaux recyclés. Un cadre deviendra un cabaret ou un babillard. Une bouteille de vin, sous le coup de baguette magique de ces lutins, se transformera en veilleuse. Un vieux jeans trouvera subitement une fonction de rangement insoupçonnée.
L’atelier se trouve à l’ancienne école Marguerite-Bourgeois de Saint-Pascal. Il s’agit d’un espace temporaire puisque l’APHK souhaite le déménager dans l’édifice qu’elle est en voie d’acquérir sur la rue Taché. Les bureaux de l’organisme et la boutique de vente seraient aussi aménagés, dès 2017, dans ce nouveau local.
Les cinq membres de l’APHK qui participent à l’atelier sont supervisés par Élise Dionne-Santerre et Yolande Lavoie. Rebecca Normand-Ruelle a aussi effectué un stage de trois mois. Sans oublier le coup de main des bénévoles.
L’objectif est que les objets soient fabriqués à 80 % par les membres participants, explique Mme Dionne-Santerre. Certains articles peuvent être personnalisés ou pensés en fonction d’un thème précis, comme Noël.
Line Simoneau adore son travail à l’atelier. Même chose pour Pierre-Luc Boucher qui y voit une occasion de rencontrer du monde et de sortir de la maison.
Le projet a bénéficié d’une aide financière de 10 000 $ de Telus, de 5 000 $ de Promutuel Assurance du Lac au Fleuve et de 5 000 $ du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, souligne Francine-Anne Lincourt, de l’APHK.
L’argent provenant de la vente des objets est réinvesti pour le fonctionnement de l’atelier. Selon Mme Lincourt, en attendant l’ouverture de la boutique, on peut communiquer avec l’APHK pour faire des achats. Il y aura aussi de la vente en ligne, dit-elle.

