La Municipalité de Saint-Pacôme a résilié le bail consenti à l’OBNL qui s’occupait de la Station Plein-Air et devra continuer les paiements de la dette à long terme d’un prêt octroyé en 2005 par la Caisse Desjardins.
Lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Saint-Pacôme, le mardi 6 décembre, il a été résolu à l’unanimité de mettre fin au bail emphytéotique qui avait été consenti à l’organisme sans but lucratif (OBNL) « Station plein air » en 1991, et ce, à compter du 31 janvier 2017. Alors que le bail aurait dû se terminer en 2025, la Municipalité a dû résilier ce bail suite à une incapacité de l’OBNL à respecter ses obligations depuis un an.
Aussi, en 2015, la Station avait obtenu de la Caisse Desjardins un moratoire pour l’arrêt temporaire des paiements de la dette à long terme d’un prêt, octroyé en 2005. L’ouverture de 2016 était essentielle pour la reconduction du moratoire et la non-ouverture pour cet hiver a fait en sorte que la demande de moratoire n’a pu être reconduite. La municipalité, cautionnaire, a donc pris la décision de rapatrier ses actifs et de résilier le contrat qui la liait à l’OBNL.
« La municipalité a accepté des responsabilités envers la Station plein air Saint-Pacôme au cours des 25 dernières années, car elle estime cette infrastructure importante, tout comme plusieurs partenaires. Nous reprenons les actifs qui appartiennent à la municipalité et assumons ainsi nos responsabilités, et ce, avec l’accord des parties concernées. Cependant, les citoyennes et citoyens ne seront pas taxés davantage à cause de cette situation, puisque l’argent que la municipalité injectait pour la Station servira au remboursement de l’emprunt cautionné », assure la mairesse, Mme Nathalie Lévesque.
Pour être plus précis, la dette à long terme du prêt est d’environ 300 000 $. La municipalité versait 40 000 $ à la corporation pour investir ou entretenir ses infrastructures. Ce montant sera dévolu au paiement de la dette. Quant aux coûts du maintien des actifs, l’impact financier sera mieux connu au début de 2017. La municipalité utilisera assurément les 26 000 $ versés par la MRC de Kamouraska pour le statut supra-régional et les 10 000 $ de redevances versées par Vidéotron pour sa tour.
Le projet de relance est toujours en vigueur. « Le comité de relance travaille pour améliorer la situation financière et technique de la Station. Nous avons toujours la volonté d’avancer vers la réouverture, une démarche à la fois. On travaille sur une planification des actions futures pour assurer sa remise en fonction de façon durable, et ce, conjointement avec tous les partenaires, dont la Municipalité », ajoute Sylvain Thiboutot, président du comité de relance.
De son côté Louise Chamberland, présidente du conseil d’administration assure que les membres du conseil d’administration de la Station ont travaillé conjointement depuis le début avec le comité de relance et continueront à l’épauler dans la réalisation de son mandat.

