SAINT-PACÔME – J’ai eu tant de fois l’occasion de dire « merci René ». Aujourd’hui ne sera pas la dernière. René est souvent dans mes pensées quand j’ai une décision à prendre, une situation à évaluer. René est ma voix de la sagesse et il continuera à l’être pour jusqu’au bout de mes jours, j’en suis certaine.
René Bélanger a croisé ma route alors que j’étais graphiste pour Bio-bulle, dont il était devenu rédacteur en chef. Dans les défis de la rédaction et du financement, il gardait le cap et dirigeait le magazine avec la maestria d’un véritable humaniste.
Il est ensuite devenu le premier agent de développement de notre village. Son attitude généreuse et impartiale a fait des merveilles pour donner un élan à notre communauté, qui avec son appui a réalisé de belles et bonnes choses. La Société du roman policier et la Résidence du Lys d’argent en sont des exemples émouvants.
René Bélanger a guidé ma philosophie de vie à maintes reprises. Il m’a remis les yeux en face des trous un nombre incalculable de fois. Il m’a montré des côtés de médailles que je ne voyais pas et je l’en remercie encore et encore.
Je me souviendrai de son regard profond, qui voyait au-delà des apparences et proposait des vivre-ensemble un peu meilleurs pour tout le monde. Je me souviendrai de son amour vrai pour les régions du Québec et leurs gens. Il savait voir les bons coups partout où il regardait, il était inspirant.
En me relisant, je mesure tout l’enthousiasme que j’étale. Ceux qui ont connu René vous le diront, j’exagère si peu.
À sa famille tissée serrée, je vous salue pour l’amour que vous donnez. Je vous souhaite un René sur l’épaule pour la suite des choses, il aura des mots doux, c’est sûr.
Éliane Vincent
Saint-Pacôme
