SAINT-BRUNO — L’histoire de mon voyage humanitaire au Guatemala a débuté il y a un an et demi quand j’ai investi 10 $ après une conversation avec un couple d’amis. Suite à mon investissement, je quitterai le 5 janvier prochain pour une période de 112 jours et je vous emmènerai, virtuellement bien sûr. CASIRA (Centre Amitié de solidarité internationale de la région des Appalaches) m’accueillera donc dans leur CAZA jusqu’au 27 avril 2015 pour que je puisse aider cette population à se remettre sur pieds après plusieurs années de conflit qui ont pris fin en 1996. Le désir d’aider les gens dans le besoin m’a été donné lors de missions avec les Nations Unies, durant ma carrière militaire.
Pour ceux qui se demandent, mais qu’est ce qu’il va aller faire là-bas ? De façon plus concrète ma présence sur le sol Guatemaltèque sera pour aider la population sur plusieurs chantiers de construction, que ce soit pour rafraîchir ou construire des bâtiments, écoles, église, j’irai travailler à la ferme pour ramasser des fruits et des légumes locaux, je leur donnerai un coup de main du côté des soins de santé et il y a aussi un orphelinat à s’occuper. Une fois sur le terrain, je serai en mesure de vous informer de façon plus concrète des travaux accomplis.
CASIRA est un organisme de bienfaisance qui a pour mission d’appuyer des communautés défavorisées de pays en voie de développement. CASIRA est fort de son expérience puisque le premier projet à voir le jour fut en 1978.
Pour participer à ce voyage, je me suis inscrit sur le site www.casira.org il y a 1 an et demi. L’hiver passé, ils m’ont téléphoné pour m’informer que j’avais la chance de partir. Je suis allé à une séance d’information qui a eu lieu l’été dernier et à une fin de semaine pré-départ qui a eu lieu cet automne. J’ai dû renouveler mon passeport, prendre une assurance voyage, réserver mon vol et je suis présentement sur le mode préparation de ma valise. C’est assez complexe, préparer une valise pour 112 jours, ma valise n’est pas assez grande.
Je n’ai aucun mérite de partir pour cette mission puisqu’il n’y a aucun critère d’admissibilité pour se qualifier en tant que bénévole à Amistad Guatemala. Chaque saison, ce projet accueille environ 300 bénévoles qui participent de front à plusieurs projets d’entraide. C’est le plus volumineux des projets Amistad. C’est pour cela que chaque participant débute son expérience humanitaire au Guatemala.
Le Guatemala est un État de l’Amérique central, on y compte près de 15 millions de populations et on y parle l’espagnol. Pour faciliter mon voyage et pour m’aider à communiquer avec la population, j’ai commencé à apprendre cette langue. Pour tous ceux qui m’ont dit que l’espagnol est facile à apprendre parce que c’est un dérivé du français, je vous lance le défi de l’apprendre vous même. Je ne trouve vraiment pas ça facile. En arrivant dans ce pays, j’irai passer une semaine dans une famille afin de vivre une immersion totale. Si je reviens avec 20 livres en moins c’est que je n’aurai pas réussi à me faire comprendre quand j’avais faim.
Sur le plan de l’adaptation culturelle, on dit qu’au début je vivrai une lune de miel, semblable à une semaine de vacances dans le sud comme plusieurs d’entre nous ont déjà vécue : excitation, enthousiasme, attitude positive seront au rendez-vous. Par la suite je vivrai l’étape du choc culturel, j’y verrai la misère de la population, la pauvreté ; je serai donc découragé et le mal du pays me rattrapera. Il y aura l’étape de l’acclimatation ou je devrai accepter leur mode de vie et cette acceptation fera de moi une personne plus efficace. Par la suite, je connaîtrai l’adaptation, à ce stade j’accepterai ce qu’on ne peut changer, je serai à l’affût d’apprendre sur leur mode de vie et je serai plus motivé. Il reste à savoir à quelle vitesse je vivrai chacune de ces étapes. Après avoir investi beaucoup d’énergie sur l’ouverture culturelle, je vous parlerai à la fin de ma mission, du choc du retour en pays canadien.
Une fois cette expérience complétée, le monde s’ouvrira à moi. J’aurai donc l’option d’aider au Bénin, Burkina Faso, Cambodge, Colombie, Équateur, Haïti, Pérou, République Dominicaine et au Salvador. Pour ma part je vais débuter au Guatemala et par la suite je verrai.
Évidemment ce voyage n’est pas gratuit, de nos jours aider coute des sous, mais il ne faut pas s’arrêter à ça. J’aimerais remercier M. Daniel Beaulieu, propriétaire de Kamouraska Chrysler, pour sa contribution.
Je vous invite à me lire tout au long de mon voyage. Je vous garderai informés de l’évolution de ma mission par ce moyen de communication. Pour pouvoir me lire en direct, je vous invite à consulter ma page Facebook sur laquelle je mettrai des photos avec explication à l’occasion.
À bientôt
Pierre Mignault
Saint-Bruno
