KAMOURASKA – Épicuriens et amoureux des champignons forestiers ont été plus nombreux que prévu à participer au premier Festival des Champignons forestiers, tenu du 4 au 6 septembre à la Pourvoirie des Trois Lacs de Saint-Bruno et au Café Côté Est de Kamouraska.
Le festival étant annoncé en conférence de presse à deux semaines seulement de sa tenue, les organisateurs du Festival des Champignons forestiers ne s’attendaient pas à pareille réponse pour une première édition, d’autant plus qu’aucune publicité n’avait été faite pour mousser l’événement. « On a été agréablement surpris de la réception du public. De 400 à 500 personnes sont passées chez Côté Est samedi et toutes les randonnées organisées à la Pourvoirie ont affiché complet », de confier Perle Morency, copropriétaire du café bistro Côté Est.
Un achalandage qui a d’ailleurs forcé les chefs à s’ajuster notamment dans le cadre du samedi tapas. « On devait terminer à 16 h 30 et faire place au banquet gastronomique en soirée. Finalement, on a poursuivi les tapas en parallèle, car la demande était trop forte », de raconter Perle Morency.
Plusieurs exposants ont aussi saisi l’occasion de vendre des produits ou de faire la promotion de services autour du mycotourisme. Leur présence sur le site de Côté Est n’est pas passée inaperçue. « Des gens sont revenus le lendemain, mais malheureusement pour eux, c’était terminé ».
Échange entre le bas et le haut-pays
L’événement aura été l’occasion de créer une belle synergie entre le littoral, très touristique, et le haut-pays de Kamouraska, encore méconnu, mais qui tente de faire sa place au soleil. « Le buzz que ça créé autour de la Pourvoirie des Trois Lacs va sûrement refléter sur tout le haut-pays », de partager Perle Morency, face aux résultats enthousiasmants de cette première édition. Pascale G. Malenfant, professionnelle de recherche chez Biopterre, va plus loin. « Le Festival a fait la démonstration que la chaîne de valeurs du champignon forestier fonctionne. De la cueillette à l’assiette, il y a des emplois entre les deux et cette économie a des retombées réelles au Kamouraska. »
Pour l’an prochain, des chefs réputés au Québec ont déjà manifesté leur intérêt. Toutefois, Perle Morency garde le mystère autour de leur identité. « Il reste encore beaucoup de choses à confirmer avant de les annoncer, mais l’an prochain, tout sera plus médiatisé à l’avance », concluait-elle.
