SAINT-JEAN-PORT-JOLI — Après François Gendron, Bernard Drainville, Pierre Karl Péladeau et Martine Ouellet, s’était au tour du ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreau de venir dans Côte-du-Sud réclamer le retour du candidat du Parti québécois André Simard à l’Assemblée nationale.
M. Gaudrreau a présenté, vendredi dernier à la Coureuse des grèves de Saint-Jean-Port-Joli, M. Simard comme un homme qui défend ses concitoyens et qui fouille ses dossiers. Il a aussi insisté sur le travail mené par André Simard auprès du ministre Gendron pour doter le Québec d’une politique de souveraineté alimentaire.
André Simard a dénoncé « la volonté de Philippe Couillard de mettre fin à l’entente qui permet depuis plus de 40 ans aux étudiants français de venir étudier au Québec aux mêmes coûts que les étudiants québécois. »
Cette décision qui inquiète le directeur général du Cégep de La Pocatière, M. Claude Harvey, a insisté M. Simard, « mettrait en péril le maintien de plusieurs programmes dans les cégeps, particulièrement ceux du Bas-Saint-Laurent. » Cette région est parmi celles qui attirent le plus d’étudiants internationaux soutient le candidat péquiste.
Pertes financières
La Pocatière perdrait 35 nouveaux étudiants chaque année, soit une centaine sur la durée d’un programme de trois ans. M. Simard évalue que chaque étudiant français de moins entraînerait des pertes de 18 000 $ par année pour l’économie régionale. C’est entre 3 M$ et 5 M$ de moins pour le Bas-Saint-Laurent, dit-il.
Interrogé sur la question lors de son passage, samedi, à La Pocatière, Philippe Couillard a répondu que ce qui a été annoncé ne touche pas les cégeps, mais uniquement les universités. « Ça demeure très avantageux pour les Français de venir au Canada et au Québec », a-t-il ajouté.
Reprenant la parole, Sylvain Gaudreau a promis qu’un gouvernement du Parti québécois adopterait une politique nationale de l’habitation. Il est important, dit-il, de revoir l’ensemble de la législation qui touche les municipalités.
