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Souvenirs recherchés

SAINT-JEAN-PORT-JOLI — Le Musée de la mémoire vivante et l’Université de Sherbrooke sont à la recherche de témoins pour réaliser un projet en collaboration, à l’échelle du Québec, pour consigner les souvenirs du paiement des rentes seigneuriales.

Le régime seigneurial, système de propriété à deux niveaux, est aboli par une loi du parlement canadien datée du 18 décembre 1854. À compter de cette date, pour posséder sa terre en bonne et due forme et se libérer de ses obligations envers son seigneur, le censitaire doit payer une rente constituée. Le montant de cette dernière est fixé par le gouvernement. Les paiements de la rente constituée se font sur plusieurs années. Certains ont duré jusqu’au milieu du 20e siècle.

Les témoins recherchés seront invités à une rencontre d’information. Par la suite, ils seront conviés à une entrevue individuelle où ils raconteront leurs souvenirs, en lien avec les persistances du régime seigneurial. Ces entrevues seront déposées au Musée de la mémoire vivante à des fins de consultation.

Benoît Grenier

Benoît Grenier, professeur agrégé au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke, se spécialise sur le monde seigneurial au Québec, dans ses dimensions sociale, économique et culturelle, ainsi que sur le pouvoir féminin sous le régime français, notamment par l’étude des procuratrices et des seigneuresses.

Le professeur Grenier a sollicité la collaboration du Musée de la mémoire vivante pour certaines étapes de sa recherche, dont l’objectif rejoint la mission du Musée.

Pour en savoir davantage sur ce projet de recherche ou si vous désirez y participer, vous êtes invités à consulter la page Facebook de Persistances seigneuriales au Québec ou à communiquer avec Judith Douville au Musée de la mémoire vivante au 418-358-0518.