SAINT-PASCAL – Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) veut imposer aux Carrefours jeunesse-emploi (CJE) un virement majeur de fonctionnement qui aura des répercussions sur l’accessibilité et les services offerts aux jeunes dans les CJE. Dans le cadre des travaux de la Commission permanente de révision des programmes, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale a convié à Québec le Réseau des CJE du Québec à une rencontre d’information.
« Le ministère veut imposer aux CJE un modèle administratif basé sur des ententes de services régionales. Emploi-Québec contrôlera le référencement des jeunes, ce qui éliminera l’autonomie d’intervention des CJE pourtant reconnus pour leur expertise auprès de tous les jeunes, incluant les jeunes à risque. Des délais importants d’accès aux services sont inévitables pour les jeunes recrutés par les CJE ou ceux qui se présentent spontanément dans nos services », d’expliquer les directeurs des CJE du Bas-Saint-Laurent, dont fait partie Mme Édith Samson de Projektion 16-35 de Saint-Pascal.
Selon les directeurs, des impacts majeurs se feront sentir auprès des jeunes « sans chèque ». De plus, la réalité locale de chaque CJE est très variable d’une MRC à l’autre et le principal avantage des CJE est de s’adapter constamment à sa réalité et à celle des jeunes. Alors, pourquoi changer une formule gagnante pour tous?
« Ce que nous voulons rappeler au gouvernement, c’est que l’action des Carrefours jeunesse-emploi est nécessaire et essentielle pour diriger les jeunes vers l’emploi. Nous serons toujours fiers de réaliser notre mission jour après jour afin que chaque jeune puisse trouver sa place au sein de la société. Le modèle administratif proposé par le ministère de l’Emploi fragilisera des jeunes qui sont déjà à risque. Le marché du travail a besoin de tous les jeunes. Comme société, nous n’avons pas le luxe d’en exclure un seul » ont affirmé les directeurs.
« L’imposition d’un type de clientèle sélectionné par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale vient diminuer l’universalité de la clientèle, principe essentiel à tous les CJE du Québec que celui d’accueillir tous les jeunes du Québec, sans égard à leur statut socioéconomique ce que font déjà les Carrefours jeunesse-emploi du Bas-Saint-Laurent », de conclure les directeurs.
