SAINT-PASCAL – La coalition de l’Assurance-emploi du Bas-Saint-Laurent, dont fait partie Action Chômage Kamouraska de Saint-Pascal, demande à la ministre Finley de ramener la région bas-laurentienne avec la Gaspésie. Autrement, les conséquences seront désastreuses pour les travailleurs et les entreprises.
Dans une lettre adressée à la ministre des Ressources humaines et du Développement régional, la coalition explique qu’avant 2000, « notre région était jumelée avec la Gaspésie ». Depuis, elle est jumelée à celle de la Côte-Nord. De façon simple, cette situation fait en sorte que, selon les méthodes de calcul, les travailleurs ont besoin de plus d’heures travaillées pour obtenir moins de semaines de prestations.
La situation n’ira pas en s’améliorant, note Alain Lagacé de l’organisme Action Chômage Kamouraska. De plus, prévient-il, la mesure d’aide transitoire instaurée en 2000, lors de la séparation des régions Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, tombera en avril 2012. Une autre mesure qui assure cinq semaines supplémentaires pour l’ensemble du Canada sera elle aussi abandonnée le 15 septembre prochain, explique monsieur Lagacé.
Prévisions pessimistes
Les prévisions d’Alain Lagacé sont pessimistes pour les travailleurs et les entreprises de la région si la ministre refuse de ramener le Bas-Saint-Laurent avec la Gaspésie. Au même moment l’an passé, on devait accumuler 490 heures pour avoir droit à 28 semaines de prestations. À ce moment, 560 heures sont exigées pour avoir droit à 25 semaines de prestations. En avril prochain, il prévoit que 630 heures seront requises pour avoir droit à 22 semaines de prestations.
« On peut imaginer qu’après avril 2012, plusieurs travailleurs saisonniers ne pourront plus se qualifier et surtout plusieurs ne pourront plus avoir accès aux prestations pour se rendre à leur prochaine saison de travail », mentionne en outre la coalition.
Bref, selon Alain Lagacé, si la situation demeure inchangée, les effets seront dévastateurs pour la région. Il souhaite obtenir l’appui du milieu des affaires dans cette démarche. Il dit que la coalition a déjà obtenu l’appui des députés néodémocrates François Lapointe (Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup) et Guy Caron (Rimouski-Neigette-Temiscouata-Les Basques).
