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Bernard Généreux heureux de sa consultation sur la réforme du mode de scrutin

Le député Bernard Généreux est heureux des résultats obtenus lors de la consultation qu’il a menée auprès des gens de sa circonscription sur la réforme du mode de scrutin. Il en ressort une nette volonté des citoyens d’être consultés sur le sujet par référendum, dit-il.

Lors de la dernière campagne électorale, le chef libéral Justin Trudeau avait promis que les élections de 2015 seraient les dernières à être menées sous le mode actuel de scrutin. Depuis son élection, il s’agit moins d’une priorité pour lui. M. Trudeau a déclaré au quotidien Le Devoir qu’une telle réforme serait conditionnelle à un large appui de la population canadienne.

Les libéraux ont mis en place un comité multipartite pour examiner les différents modes de scrutin. Son rapport est attendu le 1er décembre.

Selon Bernard Généreux, les parlementaires sont à la fois juges et partis dans ce domaine, chaque parti politique voulant choisir le mode de scrutin qui l’accommoderait.

Les conservateurs ne sont pas contre une réforme du mode de scrutin, dit M. Généreux. Il faut y aller par étape, à son avis. « Un référendum donnerait la légitimité au gouvernement pour agir. Il faudrait ensuite décider quel système on adopte et confier cette réflexion à un comité indépendant de la Chambre des Communes », explique le député de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup.

Référendum

Selon M. Généreux, les gens qui ont répondu au sondage proposé par des députés conservateurs appuient la tenue d’un référendum dans une proportion de 92 %.

Malgré que ce soit un sujet pointu, quelque 300 formulaires lui ont été retournés dans sa circonscription, ce qui représente près de 600 répondants, dit-il. Les données ont été acheminées au parti.

Aussi, selon M. Généreux, il est illusoire de penser que le Canada puisse accoucher d’un nouveau mode de scrutin pour la prochaine élection, compte tenu des délais qu’il faut pour le mettre en place. « C’est un processus très complexe », dit-il.