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Chronique musicale: Beethoven, Violon concerto

Ce brillant virtuose d’origine Israélienne fut atteint dès son jeune âge par la poliomyélite causant chez lui des lésions majeures à la moelle épinière, le forçant à se déplacer avec difficulté.

D’ailleurs, c’est le seul soliste du violon qui joue assis lors de ses prestations publiques.

La maitrise quasi parfaite de cet instrument lui donne une notoriété à l’échelle mondiale depuis les années soixante.

Ce concerto qu’interprète ici Itzhak Perlman est l’unique composé par Beethoven. On ne s’étonne donc pas que cette œuvre soit jugée aujourd’hui à juste titre comme le plus grand des concertos pour violon.

Depuis 1844, on statue sur la qualité et la virtuosité d’un violoniste en fonction de son interprétation de ce chef-d’œuvre de Ludwig Van Beethoven.

Les interprètes doivent le jouer en y allant d’un legato homogène en y puisant une profonde spiritualité lors de l’exécution des deux premiers mouvements.

C’est ce que réussit à faire Perlman sur cet enregistrement qui date de 1980 enregistré au Studio Abbey Road de Londres avec une qualité technique sonore impeccable…

Le dernier mouvement demeure enjoué et vivant.

En plus d’une concentration exceptionnelle, l’interprète se doit de jouer avec toute l’énergie d’un athlète. L’ensemble demeure réfléchi et Itzhak Perlman porte l’image d’un incomparable violoniste et d’un homme de grand talent.

Ce CD est une référence absolue selon la revue Gramophone de Grande-Bretagne.