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De bonnes nouvelles pour les chômeurs

SAINT-PASCAL – Les prestataires d’assurances-emploi ont eu deux bonnes nouvelles au cours des dernières semaines, selon Alain Lagacé, coordonnateur d’Action Chômage Kamouraska. Les employeurs et l’activité économique de la région en bénéficieront également, dit-il.

D’abord, explique monsieur Lagacé, les prestataires qui travaillent durant leurs périodes de prestations pourront revenir à l’ancienne formule du 40 % qu’ils peuvent gagner sans être coupés. Cette règle s’appliquait avant 2012. Depuis le 4 août 2012, les prestataires qui travaillaient durant leur période de prestation se voyaient couper de 50 % de tout ce qu’ils gagnaient, poursuit le coordonnateur.

Alain Lagacé donne l’exemple d’un prestataire qui recevait 300 $ en prestations après 2012. S’il gagnait 100 $ en plus de ses prestations, cette somme était coupée de 50 $. Avec la règle du 40 %, il pourrait gagner jusqu’à 120 $ sans être coupé, résume-t-il. Depuis le 7 août, les prestataires pourront choisir à la fin de leur période de prestations laquelle des méthodes sera plus avantageuse pour lui.

Les 910 heures

L’autre bonne nouvelle touche la règle des 910 heures. Depuis juillet dernier, cette règle est abolie pour les nouveaux arrivants ou ceux qui ont quitté le marché du travail depuis deux ans. Ainsi, tous les prestataires pourront se qualifier avec le même nombre d’heures exigées dans leur région selon le taux de chômage en vigueur. Pour le Bas-Saint-Laurent, 595 heures sont exigées présentement.

Pour ce qui est des deux semaines d’attente, on devra attendre au 1er janvier 2017 avant que cette période soit ramenée à une semaine, soutient Alain Lagacé. «Ce sera très avantageux pour les travailleurs saisonniers de notre région», dit-il.

Pour Alain Lagacé, bien qu’il s’agisse d’une grande victoire pour les acteurs de la région qui se sont mobilisés au cours des dernières années pour dénoncer cette réforme, il reste encore du travail à faire. Un travailleur de la Gaspésie reçoit 14 semaines de prestations de plus qu’un travailleur du Bas-Saint-Laurent, ce qui a pour effet de provoquer «un trou noir» au printemps, c’est-à-dire une période sans prestations.

Le 3 août dernier, une rencontre se sensibilisation a eu lieu avec la ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier pour lui faire part de cette situation. «Elle s’est montrée très réceptive», selon monsieur Lagacé.

Au Québec, une vaste coalition de plus d’une vingtaine d’organisations (la Coalition québécoise contre la réforme de l’assurance-emploi a été créée pour s’opposer au «saccage de l’assurance-chômage.»