SAINTE-PERPÉTUE – Les représentants de l’industrie du sirop d’érable ont de quoi se réjouir. Cette production est en croissance depuis plusieurs années. De plus, la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a autorisé l’ajout de 5 millions d’entailles, ce qui permettra de consolider les entreprises existantes et la création de nouvelles entreprises.
Réunis à l’érablière Chouinard dans le rang Brise-Culotte à Sainte-Perpétue, les porte-parole du Syndicat de l’UPA de L’Islet et de la Fédération de l’UPA de Chaudière-Appalaches ont mis sur la table les chiffres pour démontrer que l’industrie acéricole se porte très bien. On parle d’une production record de 148 millions de livres de sirop d’érable cette année à l’échelle québécoise. Les exportations québécoises ont grimpé de 29 % en cinq ans. Pour la même période, les ventes totales se sont accrues de 75 %. « Les marchés sont en plein développement », affirme Luc Goulet, président du Syndicat des producteurs acéricoles de la Côte-du-Sud.
Dans la MRC de L’Islet, on compte 474 entreprises agricoles dont 315 font partie du domaine acéricole. « C’est une industrie très importante pour la région », déclare le préfet de la MRC, M. Jean-Pierre Dubé.
Accessible pour la relève
Monsieur Goulet ajoute que la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a confirmé que désormais la Fédération des producteurs acéricoles du Québec et ses producteurs auront le contrôle de l’émission de contingent. L’ajout de 5 millions d’entailles se traduira, dit-il, par des millions d’investissements dans nos érablières. » Le président du Syndicat de l’UPA de L’Islet précise que de ce nombre, 40 000 entailles seront disponibles annuellement pour la relève. Autant les producteurs établis qui souhaitent accroître leur nombre d’entailles que les nouveaux qui veulent démarrer dans la production pourront en bénéficier, dit-il.
Flèches à Paradis
Les représentants du monde agricole n’ont toutefois pas manqué d’écorcher au passage le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis et le Rapport Gagné qu’ils avaient déjà critiqué en début d’année lors de sa sortie. Le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, Paul Doyon, croit que le ministre « n’a pas encore clarifié ses intentions » à propos de ce rapport, ce qui entraîne une certaine inquiétude. Monsieur Doyon ajoute que le Rapport Gagné menace les mécanismes de mises en marché qui ont fait le succès de plusieurs productions agricoles au Québec, notamment celle du sirop d’érable. « Le système actuel fait en sorte que l’on garantit le prix à la livre pour tous les producteurs quelque soit ne nombre d’entailles », dit Luc Goulet.
Premier vice-président de la Confédération de l’UPA, Pierre Lemieux réclame du gouvernement du Québec qu’il investisse en agriculture, comme le fait l’Ontario. « Le député Norbert Morin fait quoi pour défendre l’agriculture? », s’interroge monsieur Lemieux.
