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Des centaines à manifestermaurice_gagnon20151027

Les employés du secteur public des domaines de la santé et de l’éducation participent à un jour de grève aujourd’hui dans la région. C’est par centaines qu’ils ont envahi les lignes de piquetage organisées devant les écoles, hôpital, CLSC, Cégep et ITA.

Essentiellement, ils dénoncent les coupes budgétaires du gouvernement Couillard qui surviennent en pleine négociation de leur contrat de travail. Ils veulent par ces manifestations amener l’État à accélérer les négociations avec les syndicats les représentant.

De façon plus précise, le front commun CSN-FTQ représentant les enseignants, le personnel de soutien et les professionnels de la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup s’inquiète pour les services aux élèves alors que le gouvernement veut hausser le ratio dans les écoles, explique la porte-parole syndicale, Carole Lemaire-Martin. Les enseignants demandent une diminution du nombre d’élèves par classe, des services de qualité pour les élèves et particulièrement ceux ayant des besoins particuliers de même qu’une diminution de la précarité d’emploi.

En matinée, les manifestants ont brandi pancartes et banderoles devant l’école Sacré-Cœur, l’école Polyvalente La Pocatière et les bureaux de la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup, à La Pocatière. D’autres étaient notamment présents à Saint-Pascal, Rivière-Ouelle et Saint-Roch-des-Aulnaies.

Réseau de la santé

Devant l’hôpital et le CLSC de La Pocatière, les employés de bureau, techniciens, professionnels de la santé (CSN) et employés de soutien (FTQ) ont manifesté par groupes. En vertu de la loi sur les services essentiels, ils ne pouvaient utiliser que 10 % de leur temps de travail pour participer à la manifestation de façon à maintenir les services à la population. En après-midi, la manifestation se déroulait à Saint-Pascal. Au cœur de leurs revendications, on retrouve les salaires et les conditions de travail, résume David Gilbert, président du syndicat (CSN). « L’application de la Loi 10 aura des impacts importants sur nos membres », dit-il. Les services à la population vont écoper, croit le porte-parole syndical. Il était accompagné par le représentant pour la FTQ, Michel Desjardins.

Cégep

Au Cégep de La Pocatière aussi, les enseignants, personnels de soutien et professionnels sont sortis pour revendiquer en faveur de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Ils ont en outre participé à une marche dans les rues de La Pocatière, escortés par des véhicules de la Sûreté du Québec afin d’assurer la sécurité. Porte-parole syndical pour le Cégep, Éric Ouellet dénonce également la volonté du gouvernement du Québec d’abolir une mesure qui aide les cégeps ayant de petites cohortes dans certains programmes. C’est une atteinte aux institutions en régions, dit-il. 

M. Ouellet dénonce également une autre mesure qui touche les mises en disponibilité. Elle obligerait les professeurs qui sont mis en disponibilité à aller travailler jusqu’à 250 kilomètres de leur lieu de résidence, contrairement à 50 kilomètres présentement. « Un professeur de politique qui n’a pas sa permanence pourrait être remplacé par un professeur de politique de Trois-Rivières qui tombe à moins de 80 % de sa tâche », donne M. Ouellet comme exemple.  

À moins d’un revirement dans les négociations, d’autres jours de grève sont prévus les 12 et 13 novembre; 1er, 2 et 3 décembre.