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Des choix inévitables, selon l’économe diocésainmaurice_gagnon20150406

SAINT-PASCAL – Lors de la conférence de presse concernant le projet de chauffage à la biomasse et la vente du presbytère de Saint-Pascal, l’économe du diocèse de Sainte-Anne, Me Yvan Thériault, a fait un bilan de la situation actuelle des bâtiments religieux au Kamouraska.

Dans un premier temps, M. Thériault a rappelé que depuis 2013 une réflexion sur l’avenir des bâtiments religieux est menée dans le Kamouraska par le diocèse, le CLD et la MRC. Des changements d’usage sont inévitables pour la plupart d’entre eux. 

Déjà en 2009 et 2012, Mgr Yvon Joseph Moreau a réalisé deux tournées diocésaines pour sensibiliser les fabriques à la nécessité de réfléchir sur leur avenir et à entreprendre des actions. Dans la MRC de Kamouraska, il reste huit presbytères paroissiaux sur 16. De ces huit, trois seulement servent encore de résidence pour le ou les prêtres, soit ceux de Mont-Carmel, Saint-Alexandre et Saint-Pascal. 

Pour l’ensemble du diocèse, sur les 58 presbytères paroissiaux, 30 ont été vendus. Dix des 28 presbytères restants sont utilisés comme résidence de prêtres.

Les églises

« Concernant les églises, jusqu’en 2013, il n’y avait pas eu de mouvement dans notre diocèse », a mentionné Me Yvan Thériault. Des facteurs engendrent des changements incontournables, dit-il. Le nombre de prêtres est en diminution. En 2015, on compte 54 prêtres au travail. Ils ont en moyenne 75 ans. En 2020 et en 2025, il restera respectivement, selon les estimations, 38 et 17 prêtres au travail. Ils auront en moyenne 76 et 71 ans. Un autre facteur est la participation des gens à la capitation. L’estimation pour 2013 affichait un taux de participation de 35 %. Celui de Saint-Pascal était de 43 %. 

Certaines fabriques ont des déficits d’opération. En 2013, 23 fabriques sur 55 étaient en déficit réel d’opération, dit-il. Dans Kamouraska Est, six paroisses sur huit affichaient un déficit réel d’opération. S’ajoutent à ces facteurs : le coût de l’énergie, la sous-utilisation des bâtiments et les coûts de maintien et d’entretien. 

« Le projet de Saint-Pascal vient atténuer certains de ces facteurs négatifs », a mentionné l’économe diocésain : meilleure utilisation de l’église, énergie renouvelable et diminution des coûts de maintien et d’entretien