Tous deux âgés de 17 ans, Katarina David, originaire de Whitby en Ontario, et Drew Lyall de Kimberley en Colombie-Britannique, prennent part au programme d’immersion française Explore, au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, aux côtés de 166 autres étudiants. De retour pour une deuxième année, ils ont accepté de témoigner de leur expérience au Placoteux. Veuillez noter que les deux étudiants sont de niveau intermédiaire avancé. Certaines réponses ont été reformulées dans un français familier, sans en abîmer l’idée de départ, afin de rendre la lecture du texte plus naturelle.
Pourquoi apprendre le français à La Pocatière?
K : Je cherchais une école d’immersion gratuite, car à certains endroits, un programme similaire peut coûter autour de 2000 $. (NDLR : Les étudiants d’Explore à La Pocatière sont des boursiers du Campus Saint-Jean de l’Université d’Alberta provenant de partout au Canada.) En cherchant, je suis tombé par hasard sur La Pocatière. C’était mon premier choix. Je voyais qu’il y avait un beau mariage entre les loisirs et l’apprentissage de la langue. Leur site web représente très bien la réalité.
D : Moi je voulais faire cela dans une petite ville, car je crois que l’apprentissage et l’encadrement y sont meilleurs. En même temps, je voulais être en contact avec la nature et La Pocatière me renvoyait une image familière avec sa montagne, même si elle n’est pas aussi grosse que celles qu’on a chez nous! (rires)
Mais il s’agit de votre deuxième immersion. Pourquoi être revenu ici?
K : Au départ, je regardais pour d’autres endroits, mais on aurait dit que mon cœur était encore ici, à La Pocatière. En plus, j’entre à l’Université d’Ottawa à l’automne pour étudier le français, langue seconde. Je savais qu’en revenant ici, je ferais encore des progrès. (NDLR : Le programme d’immersion du Collège a été voté meilleur programme francophone Explore au Canada en 2014.)
D : Ici, je me sens chez moi. C’est familier, c’est agréable. L’an dernier, je ne parlais pas du tout français et j’ai fait des progrès considérables.
En tant que francophone, on a souvent de la difficulté à comprendre pourquoi les anglophones veulent apprendre notre langue, alors qu’elle n’est pourtant pas prédominante sur la planète. Alors, pourquoi vouloir apprendre le français?
K : C’est important de bien communiquer avec les autres. Apprendre une autre langue, c’est aussi la meilleure façon de comprendre une autre culture. En 2016, apprendre plusieurs langues, c’est s’ouvrir des portes partout au Canada et ailleurs dans le monde.
D : Quand on vit au Canada, je crois que c’est un devoir d’apprendre l’autre langue officielle. En plus, en apprenant le français, on a des avantages économiques certains si on veut travailler ailleurs au pays. En voyage, le contact sera aussi plus facile, que ce soit ici au Canada, ou en Europe.
Qu’est-ce que vous préférez du programme d’immersion à La Pocatière?
K : L’amitié, la camaraderie entre les participants. Plusieurs d’entre nous sont restés en contact après l’an dernier. J’apprécie aussi les cours et les activités. Tout cela ensemble, c’est des souvenirs forts agréables.
D : J’aime la coopération entre nous et l’horaire. Parce qu’il est chargé, les opportunités de parler sont nombreuses.
Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés dans votre apprentissage, cette année?
K : J’espère m’exprimer mieux que maintenant. J’aimerais être plus claire, plus fluide et avoir un vocabulaire encore plus riche.
D : Déjà l’an dernier, je me suis beaucoup amélioré. J’aimerais progresser tout autant cette année. À tout le moins, d’ici la fin de l’été, je vise moins penser en anglais avant de m’exprimer. Ça serait bien.
