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Des parents du Collège dénoncent la décision de la ville

SAINT-PASCAL — Le refus de la ville de Saint-Pascal de louer des heures de glace au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière ne fait pas l’affaire des parents d’élèves qui fréquentent cette institution. Ils sont d’ailleurs invités à appuyer une lettre demandant au conseil municipal de revenir sur sa décision.

Dans cette lettre adressée aux parents, la présidente de l’Association de parents d’élèves du Collège, Marie Boucher, mentionne que même si l’aréna est libre les après-midi, le conseil municipal de Saint-Pascal refuse de louer de la glace aux élèves qui fréquentent le Collège.

En plus de priver la ville d’une source de revenus [de 10 000 $ et plus], cette décision empêche les élèves de Saint-Pascal et des municipalités environnantes d’avoir accès à leurs installations sportives, fait valoir madame Boucher.

Sports et concentrations

La directrice générale du Collège de Sainte-Anne, Martine Dubé, explique que la mise en place de programmes Sports et concentrations pour la prochaine année scolaire rend nécessaire la location de glace dans différentes municipalités.

Comme parent d’un élève qui fréquente le Collège de Sainte-Anne et comme payeur de taxes, Daniel Caron n’apprécie pas la décision de la ville de Saint-Pascal. Il craint que cela réveille de vieilles chicanes. Depuis quand un conseil municipal décide à qui louer ou ne pas louer des heures de glace?, se demande monsieur Caron. Au lieu de terminer leur journée à Saint-Pascal, les élèves du Collège la finiront à Saint-Jean-Port-Joli ou à La Pocatière, déplore-t-il.

Protéger Chanoine-Beaudet

Le maire de Saint-Pascal, Rénald Bernier, justifie la décision de son conseil municipal par la volonté de protéger l’école secondaire Chanoine-Beaudet dans un contexte de baisse démographique.

Tout en précisant qu’il n’a rien contre le Collège, monsieur Bernier soutient que le fait de lui donner des heures de glace le rend plus attirant pour les élèves. « Ce qui rend l’école secondaire moins attractive met sa survie en danger », fait valoir le maire Bernier.

Pour Daniel Caron, cet argument ne tient pas puisque le refus de la ville, de toute façon, ne met pas en danger la survie des programmes Sports et concentrations du Collège. C’est à l’école Chanoine-Beaudet de se rendre plus attractive si elle veut retenir les jeunes, dit-il.

Quant à la démarche des parents, monsieur Bernier ne peut la commenter, la ville n’ayant officiellement rien reçu de leur part.