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Desjardins réorganise ses services à Saint-Gabriel et Rivière-Ouellemaurice_gagnon20150510

LA POCATIÈRE — La Caisse populaire Desjardins de L’Anse de La Pocatière a annoncé lors de son assemblée générale annuelle une réorganisation de certains services. Ainsi, elle fermera d’ici 2016 ses points de service de Rivière-Ouelle et de Saint-Gabriel, bien que pour Rivière-Ouelle, un guichet automatique sera maintenu. À Saint-Pacôme, les services demeurent inchangés.

Cette décision, selon le directeur général, Sylvain Gaudreau, s’explique par une gestion rigoureuse des dépenses alors que moins de 3 % seulement des transactions sont faites au comptoir. « C’est un des moyens pour Desjardins de pouvoir continuer à offrir des services à prix compétitifs », dit-il. M. Gaudreau ajoute, par exemple, que le regroupement des caisses a permis de distribuer plus de 700 000 $ en ristournes à l’ensemble de ses membres en plus d’injecter 100 000 $ dans le fonds d’aide au développement du milieu. 

En 2014, la Caisse de l’Anse a fermé son centre Saint-Onésime. En 2015, une nouvelle plate-forme informatique a été installée au Centre de services de Sainte-Louise. Les heures d’ouverture ont aussi été modifiées aux centres de Sainte-Louise et de Saint-Roch-des-Aulnaies. La Pocatière est ouverte deux soirs semaine jusqu’à 20 h. Il n’en demeure pas moins, selon M. Gaudreau, que « 95 % de nos membres auront toujours accès à un comptoir et un guichet automatique dans un rayon de 5 à 10 kilomètres, ce qu’aucune autre institution financière ne peut offrir dans la région. »

Selon Sylvain Gaudreau, les dirigeants sont conscients des inquiétudes qu’une telle décision suscite chez les membres. « Ils ne l’ont pas prise à la légère, dit-il, mais après cinq ans de consultations et de rencontres avec les membres et les conseils municipaux. » Des mesures seront d’ailleurs prises pour en atténuer les impacts. La Caisse, assure Sylvain Gaudreau, continuera de soutenir les projets de ces communautés.

Les valeurs de Desjardins ne sont pas abandonnées, selon le directeur général. « C’est une autre façon de les faire vivre, plus adaptée aux besoins des membres et de la réalité économique », dit-il, considérant que l’on ne fait plus des affaires de la même façon qu’il y a quelques années. L’environnement de Desjardins ne se limite plus à une succursale et un guichet automatique, il se retrouve maintenant sur Internet via un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette, conclut Sylvain Gaudreau.

Des dépliants seront distribués par la poste aux membres pour leur expliquer ces changements.