Deux anciens députés fédéraux, un ancien député provincial et un ancien candidat à une élection provinciale ont manifesté publiquement leur appui face à un candidat dans la course à la chefferie du Parti québécois.
L’ancien député bloquiste Paul Crête et de l’ancien député péquiste André Simard sont du nombre des candidats qui ont manifesté leur appui publiquement.
De son côté, Paul Crête avait pris parti en faveur de Véronique Hivon dès le début de la course. Son retrait pour des raisons médicales l’a amené à se repositionner récemment derrière Alexandre Cloutier. « Sur la question nationale, il a la sagesse de dire qu’il va écouter les membres en congrès avant de prendre position. Lisée veut attendre un deuxième mandat pour un référendum et je ne suis pas d’accord. Beaucoup de choses peuvent se passer d’ici là », précisait-il.
André Simard, qui appuie également Alexandre Cloutier, voit en lui un renouveau intéressant pour le Parti québécois. « Je crois qu’il va inspirer et attirer davantage de jeunes à la prochaine élection », ajoutait-il.
Gérald Beaulieu
Candidat pour l’Action démocratique du Québec à l’élection générale de 2007 et lors de l’élection partielle de 2010, Gérald Beaulieu confirmait dernièrement son appui à Jean-François Lisée, lui qui avait refusé de s’avancer lors du passage de ce dernier à La Pocatière, le 25 juillet dernier. « Pour se débarrasser des libéraux aux prochaines élections, celui, qui à mon sens — et pour plusieurs observateurs politiques et bon nombre de Québécois — est le plus en mesure de créer une coalition de nationalistes pou les congédier; c’est Jean-François Lisée », de conclure celui qui dit ne pas se considérer comme souverainiste.
François Lapointe
Aux côtés de Jean-François Lisée depuis leur sortie publique conjointe à Rivière-du-Loup l’été dernier, l’ancien député néo-démocrate François Lapointe mentionnait avoir été consulté par ce dernier sur les questions relatives au BAPE et à l’Office national de l’énergie dans le dossier de l’Oléoduc Énergie Est. « J’ai été impressionné par son écoute, sa façon de travailler et son esprit de synthèse. C’est pourquoi j’ai décidé de l’appuyer publiquement. »
Issu d’une famille politique prônant le multiculturalisme, François Lapointe ajoutait être très à l’aise avec la démarche de Jean-François Lisée en matière d’immigration. « À la condition qu’il le fasse dans le respect de la société de droit », précisait-il. « Lors de la dernière élection fédérale, on devait me parler de l’immigration au moins 25 fois par jour. Il faut faire un débat intelligent si on ne veut pas que la place soit prise par les radicaux », ajoutait-il.
François Lapointe précisait que son travail au fédéral à l’époque où il était député pour le NPD, l’a amené à la conclusion que le Québec devait pouvoir décider pour lui sur tous les plans, citant principalement les questions sociales et environnementales. Pour lui, le statut quo actuel est devenu impossible.
