Près d’un an et demi après le dépôt d’un mémoire au MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) sur l’avenir de l’ITA — Campus La Pocatière, les élus attendent toujours la visite et une réponse du ministre Pierre Paradis.
En février dernier, c’est l’ancien directeur général de l’ITA, M. André Simard, qui sonnait l’alarme sur la question à travers les pages du Placoteux. L’avenir de l’institution avait été un des sujets chauds de la dernière élection dans le comté de Côte-du-Sud, campagne à laquelle participait M. Simard à titre de candidat pour le Parti québécois.
Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts : les directions générales se sont succédé à la tête de l’ITA et la Ville de La Pocatière, la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et la MRC de Kamouraska ont soumis un mémoire conjoint au MAPAQ dans lequel on demandait un changement de gouverne (du MAPAQ au Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur) et un regroupement administratif avec le Cégep de La Pocatière. « Le mémoire a été déposé en mars 2015. On a reçu un accusé réception en juin », d’indiquer la directrice générale par intérim du Cégep de La Pocatière, Mme Marie-Claude Deschênes. Aucun dénouement depuis.
Norbert Morin critiqué
Toujours en février, Le Placoteux avait tenté de connaître la position du ministre Pierre Paradis sur le mémoire. On nous avait alors référés au bureau de Norbert Morin. Lors d’une rencontre avec ce dernier, le député de Côte-du-Sud nous avait mentionné s’être assuré auprès du ministre Paradis que le dossier sur l’ITA allait avancer. Il disait même : « Je crois qu’un projet de loi est prêt pour régler le problème de l’ITA. »
Mais rien depuis, pas même une visite. Et pourtant, en mars 2016, le journaliste Patrick Bergeron de Radio-Canada rapportait l’intention du ministre Paradis de se rendre à l’ITA — Campus La Pocatière au printemps pour discuter avec les élus régionaux. « On n’est pas encore intervenu auprès du ministre régional (Jean D’Amour) parce qu’on voulait respecter la hiérarchie en passant par notre député. Mais si le ministre Paradis ne veut pas ou ne peut pas, que Norbert Morin nous le dise et nous on va se tourner vers d’autres », de déclarer M. Rosaire Ouellet, maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et directeur général de l’ITA de 2010 à 2013.
Hélène David sollicitée
De son côté, la directrice générale par intérim du Cégep de La Pocatière, Mme Marie-Claude Deschênes, écrivait à la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Mme Hélène David, en février dernier, pour qu’elle fasse partie des discussions entourant un éventuel changement de statut pour l’ITA — Campus de La Pocatière. « Est-ce qu’on peut tout le monde s’asseoir autour de la table? Le temps passe et on ne réglera jamais rien si on ne se parle pas. Pour le moment, on ne sent même pas que le ministre est en action sur le dossier », de conclure Mme Deschênes.
