Le projet Enseigner le Kamouraska de la MRC de Kamouraska pourra poursuivre son déploiement dans les écoles primaires de la région au cours des trois prochaines années, grâce à un partenariat avec la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup et les caisses Desjardins du Kamouraska.
Récipiendaire du Prix Leadership municipal 2016 de la Fédération québécoise des municipalités, Enseigner le Kamouraska poursuivra sa mission pour les trois prochaines années, soit d’accroître les connaissances et la fierté des jeunes de la région à l’égard de leur territoire d’appartenance. Pour ce faire, sept organismes partenaires et six écoles seront impliqués dans la démarche. Pour 2016-2017, les écoles primaires de Mont-Carmel, Saint-Philippe-de-Néri, Saint-Pacôme, Saint-André, Sain-Alexandre et La Pocatière offriront l’opportunité aux élèves de troisième cycle de participer aux ateliers animés en classe et de prendre part aux sorties sur le terrain.
Six expériences
L’agroalimentaire, le patrimoine et les paysages, l’énergie, la forêt et l’environnement (présenté sous deux volets), représentent les expériences auxquelles prendront part les élèves. Ces derniers visiteront ou interagiront avec des gens issus de Solutions Novika, Biopterre, Ruralys, le Centre de développement bioalimentaire du Québec, OBAKIR, Promotion Kamouraska et la Société Duvetnor. « Chaque classe en apprendra davantage sur le Kamouraska et pourra faire des liens, puisqu’elle vivra deux des six expériences proposées », de préciser Charles De Blois Martin, chargé de projet. « Toutes les sphères touchées cadrent dans le programme pédagogique enseigné », d’ajouter Édith Samson, présidente de la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup.
Pour l’année scolaire en cours, le projet totalise des coûts d’un peu plus de 29 000 $, dont un peu moins de 26 000 $ sont assumés par la MRC, les caisses Desjardins du territoire et la Commission scolaire. Environ 3 500 $ en biens et services sont offerts par partenaires impliqués dans le projet.
Au secondaire?
Qualifié de projet rassembleur pouvant mener à une meilleure rétention des jeunes en région, autant la Commission scolaire que la MRC n’a voulu s’avancer sur la possibilité de transposer le projet au niveau secondaire.
Si la présidente de la Commission scolaire insiste plutôt sur d’autres démarches déjà en cours, comme celle des écoles entrepreneuriales, et qu’il est « important de semer des graines, tôt chez les enfants », Charles De Blois Martin mentionnera que « ce projet est universel et qu’il permet d’ancrer le territoire dans l’enseignement, à tous les niveaux. »

