Début novembre 2001. Cœur d’après-midi. Soleil éblouissant bas dans le ciel pour les voitures se dirigeant vers l’Ouest. Je suis en direction de l’Est et je tourne à gauche en haut d’une côte. Ébloui par le soleil, le conducteur de la voiture qui arrive en sens inverse ne me voit pas, je ne le vois pas. Je ne me souviens de rien. La porte du côté passager enfoncée me blesse à la tête.
L’impact est si puissant que ma ceinture de sécurité se détache me blessant au sein et à la hanche gauche en plus de la blessure à la tête. Traumatisée cranio cérébrale dit : modéré. On me sort de l’auto écrapoutie et les ambulanciers m’amènent à l’urgence de La Pocatière. Le Dr Mario Lebel y est de garde. Il me sauve la vie et m’accompagne en ambulance jusqu’à l’Enfant-Jésus.
Le 14 juin 2016. Bulletin de nouvelles de Radio-Canada. Deux jours après la fusillade d’Orlando. Une journaliste commente : La proximité des lieux de soins a contribué à sauver des vies.
Actuellement. Une rumeur se balade dans la région de La Pocatière : L’URGENCE RISQUE DE FERMER… C’est quoi cette « rumeur »?! Un ballon syndical pour obtenir quelque bénéfice? Ou un ballon gouvernemental pour vérifier si la population de la région tient à garder l’URGENCE à l’Hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière?
Le fait est qu’en novembre 2001, pas d’URGENCE à La Pocatière, expédiée à Montmagny ou à Rivière-du-Loup : j’aurais crevé. Je ne serais pas à écrire. Cette URGENCE n’a même pas à voir l’importance essentielle de sa présence, être remise en cause. Que ce soit par un ballon « syndical » ou un ballon « gouvernemental »; miser sur l’insécurité sociale pour jouer au ballon-chasseur…
Quelle indécence!
Line Bellavance, Saint-Pacôme.
